Choléra : l'OMS préoccupée par les récentes flambées en Iraq, Tanzanie et RD Congo

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Campagne de vaccination au Soudan du Sud. Désormais, l’OMS se préoccupe de la situation en Tanzanie surtout (Photo d’archives: OMS).

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) est vivement préoccupée par les récentes flambées épidémiques de choléra dans certains pays du Moyen-Orient et de l'Afrique de l'Est et Centrale. Plus de 10700 cas dont 170 décès ont été recensés principalement en Iraq, en Tanzanie et en République Démocratique du Congo. L'OMS avertit que le nombre de cas pourrait augmenter si des mesures de contrôle ne sont pas intensifiées.

En Tanzanie, le choléra a fait 74 morts en Tanzanie depuis le mois d’août sur  4922 cas confirmés.

L'OMS s'est également inquiétée par la recrudescence du choléra en République démocratique du Congo avec 3973 cas dont 95 décès. La maladie sévit notamment  au Nord et au Sud-Kivu ainsi que dans la province du Maniema.

En Iraq, le nombre de cas confirmés de choléra en Irak s’est élevé à 1811 cas et un mort à la date du 21 octobre. Le seul décès est dans la province de Babylone au sud de Bagdad. La dernière épidémie de choléra confirmée en Iraq remonte à 2012 et avait provoqué la mort de quatre personnes dans la région autonome du Kurdistan (nord). Des cas de choléra ont été enregistrés au Bahreïn (un cas) et au Koweït (un cas).

Face à cette situation, l'OMS a besoin de cinq millions de dollars pour répondre aux besoins sanitaires de ces pays, notamment pour l'achat de doses de vaccin et de médicaments, mais aussi pour améliorer la qualité de l'eau dans les zones affectées.

Il faut juste signaler que l'OMS ne recommande aucune restriction aux voyages ou aux échanges commerciaux avec aucun pays où sévit une flambée de choléra.

Le choléra est une maladie diarrhéique aiguë, dont on peut mourir en quelques heures en l'absence de traitement. On peut réussir à traiter jusqu'à 80% des cas avec les sels de réhydratation orale. L'approvisionnement en eau sûre et l'assainissement sont essentiels pour réduire l'impact du choléra et des autres maladies à transmission hydrique. Selon l'OMS, les vaccins anticholériques par voie orale sont un moyen complémentaire de lutte, mais ne doivent pas remplacer les mesures classiques.

(Extrait sonore : Dr Dominique Legros, Point focal pour le choléra à l'OMS ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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17/10/2017
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