Burundi : le chef de l'ONU condamne un regain de violence meurtrière à Bujumbura

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Des barricades incendiées à Bujumbura, la capitale du Burundi. Photo : Desire Nimubona/IRIN

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a condamné jeudi le meurtre de neuf civils et de deux policiers à Bujumbura, le 13 octobre, suite à des fusillades dans plusieurs quartiers de la capitale du Burundi.

Les civils, dont un employé de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Evariste Mbonihankuye, auraient été abattus à bout portant, a précisé le porte-parole du chef de l’ONU dans un communiqué de presse.

« Le Secrétaire général présente ses plus sincères condoléances aux familles des victimes. Il exhorte les autorités burundaises à mener une enquête rigoureuse et rapide sur les circonstances et les motivations de ces crimes odieux afin de s’assurer que leurs auteurs soient traduits en justice », a-t-il ajouté.

Fin septembre, le Secrétaire général de l’ONU avait déjà exprimé sa vive préoccupation face aux violences et à la crise politique persistantes au Burundi, lors d’une rencontre avec le Deuxième vice-président de ce pays, Joseph Butore, au siège de l’Organisation à New York.

La crise au Burundi dure depuis plusieurs mois, suite à la décision du Président Pierre Nkurunziza de se représenter pour un troisième mandat, qui a donné lieu à des heurts violents entre l’opposition et les partisans du Président sortant. Ce dernier a été réélu lors du scrutin présidentiel organisé le 21 juillet 2015. La crise a poussé des dizaines de milliers de personnes à fuir dans les pays voisins afin d’échapper aux violences.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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15/12/2017
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