Asie-Pacifique : l’ONU appelle à plus de coopération entre Etats pour lutter contre les catastrophes naturelles

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Des membres de l'équipe de secouristes d'USAID s'efforçant de sauver des victimes du séisme au Népal. Photo USAID

L’Asie-Pacifique est la région la plus sujette aux catastrophes naturelles dans le monde, indique le dernier rapport de la Commission économique et sociale de l’ONU pour l’Asie et le Pacifique (CESAP), rendu public mardi.

Au cours de la dernière décennie, la région a été frappée par 1.625 catastrophes (40% du total mondial) qui ont couté la vie à près d’un demi-million de personnes, souligne le rapport de la CESAP.

En outre, l’étude indique que plus de 1,4 milliard de personnes ont été touchées par ces catastrophes naturelles au cours des 10 dernières années dans la région, soit 80% de l’ensemble des personnes touchées par des catastrophes naturelles dans le monde sur la même période.

« La région a subi un préjudice économique considérable de plus d’un demi-milliard de dollars sur cette période, ce qui représente près de la moitié du total mondial », précise le rapport.

Intitulée ’2015 Asia-Pacific Disaster Report – Disasters without borders: regional resilience for sustainable development’, cette étude met en évidence le fait que les risques existants dans la région sont exacerbés par une croissance économique rapide, l’augmentation de la population, l’urbanisation accélérée et l’incidence sur le climat de ces différents processus.

« Le fait que les catastrophes deviennent de plus en plus fréquentes, étendues et intenses est très préoccupant », a déclaré dans un communiqué de presse la Secrétaire exécutive de la CESAP, Dr. Shamshad Akhtar, insistant sur l’esprit de coopération dont la région doit faire preuve pour résister aux catastrophes, étant donné leur caractère le plus souvent transfrontalier.

Le rapport pointe en effet du doigt le manque de coopération entre pays en cas d’inondations et de glissements de terrain transfrontaliers. Il critique également le manque d’efforts dans la gestion des cas de sécheresse, qui poussent un grand nombre de personnes à l’endettement et parfois au suicide.

« Une remise en cause fondamentale est nécessaire, alors que de nombreux gouvernements continuent de suivre une approche à court terme des catastrophes, mettant plutôt l’accent sur la réponse au lieu de se centrer sur l’adaptation, l’atténuation et la préparation », a déclaré la Secrétaire exécutive.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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18/12/2017
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