AG70: discours de Son Excellence Raymond Tshibanda, Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale de la République démocratique du Congo

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S.E. Raymond Tshibanda N'tunga Mulongo, Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale de la République démocratique du Congo. (ONU Photo / Amanda Voisard)

Dans son discours à l’assemblée générale, Raymond Tshibanda N'tunga Mulongo, Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale de la République démocratique du Congo (RDC), a déclaré que « 70 ans après avoir été porté sur les fonts baptismaux, notre Organisation universelle demeure plus que jamais pertinente, ses objectifs et principes d'actualité brûlante », car la paix et le développement sont des « vœux unanimes et intemporels de tous les peuples ».  Aujourd'hui, a-t-il souligné, la lutte contre le terrorisme doit être une des priorités de l'Organisation, et le soutien et la participation à la Stratégie antiterroriste mondiale, une obligation pour chacun des États.  Pour le Chef de la diplomatie congolaise, rester passif face à la montée du radicalisme et de l'extrémisme, dans leurs formes les plus barbares et meurtrières, serait, ni plus ni moins, cautionner la déshumanisation du monde.

Il a ajouté que son pays mène à un coût « souvent prohibitif, vu ses moyens limités », des opérations militaires en vue de la neutralisation des « forces négatives et groupes armés qui, depuis une quinzaine d'années, sèment la mort et la désolation » dans l'est de son territoire.  Il a aussi rappelé que son pays a détaché plusieurs de ses « fils et filles », militaires et policiers, pour servir sous le drapeau des Nations Unies à travers le monde.

M. Tshibanda s'est en outre dit interpellé par la crise migratoire actuelle et dans ce contexte, les objectifs du développement durable incarnent tous les espoirs pour les peuples du monde, a-t-il encore déclaré, invitant à tout mettre en œuvre pour leur matérialisation.  La RDC est également activement impliquée dans la préparation de la Conférence de Paris sur le climat, a-t-il indiqué.  De l'avis de M. Tshibanda, « l'urgence est donc à la conclusion d'un accord universel, juridiquement contraignant » à même de permettre que l'élévation de la température moyenne de la planète soit contenue en-dessous de 2 degrés centigrades par rapport aux niveaux préindustriels.  Au plan national, il a souligné l'engagement à consentir « des sacrifices responsables, sans hypothéquer notre développement », avec des mesures d'atténuation axées sur quatre secteurs prioritaires: agriculture, forêts, énergie et transports; ainsi que des mesures d'adaptation qui concernent en outre la protection du littoral, le tout pour un taux de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 17%, soit 77 millions de tonnes équivalent CO2 à l'horizon 2030.

Il a mis l'accent, sur le plan politique, sur le fait qu'après la défaite du M23 et la reddition de plusieurs groupes rebelles, la RDC veut consolider la paix retrouvée et revenir à une vie normale.  Pour ce faire, il a appelé à repenser la présence onusienne sur le territoire congolais et à réduire les effectifs des contingents de la MONUSCO.

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17/10/2017
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