A Rome, Ban Ki-moon appelle les États à faire preuve d’une solidarité mondiale face à la crise des réfugiés

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Suite à sa visite d’un centre d’accueil pour réfugiés à Tenda di Abramo en Italie, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a appelé samedi les dirigeants mondiaux, et en particulier européens, à faire preuve de solidarité et d’humanité dans leur réponse à la crise actuelle des réfugiés.

Le Secrétaire général a salué la bonté et la générosité dont font preuve la population italienne et de nombreuses personnes en Europe face à l’afflux actuel sur le continent de réfugiés fuyant la violence et le conflit dans leurs pays d’origine.

Le chef de l'ONU a ajouté que si les dirigeants mondiaux veulent bien faire preuve de solidarité et de compassion, en tant qu’êtres humains, il n’existe aucune crise que la communauté internationale ne sera en mesure de surmonter.

Le Secrétaire général a insisté pour que les États fournissent en premier lieu aux réfugiés une aide vitale, à savoir l’accès à l’éducation et à des services d’assainissement.

Revenant sur sa visite du centre, M. Bam a déclaré avoir été tout particulièrement ému par sa rencontre avec une cinquantaine ou une soixantaine d’enfants réfugiés.

Le Secrétaire général a évoqué sa propre enfance lorsqu'il y a 65 ans, lui-même était réfugié lorsque la guerre de Corée a éclaté. Son père et son grand-père étaient alors désespérément à la rechercher de nourriture pour leur famille, a expliqué le Secrétaire général, avant d’ajouter que l’aide humanitaire fournie par l’ONU à l’époque les avait sauvés.

Ban Ki-moon a insisté sur le fait que, si on leur en donne l’occasion, ces réfugiés peuvent contribuer avec talent et de façon honorable à leurs sociétés d’accueil.

« Quand le Pape François est venu [au siège des Nations Unies à New York] le 25 septembre dernier, il s’est adressé aux dirigeants mondiaux et, si je peux me permettre de le citer, leur a dit : ‘Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse à toi-même’ », a rappelé le chef de l’ONU. « Ce message était des plus inspirés et appropriés, surtout à l’heure actuelle ».

(Mise en perspective de Tsigué Shiferaw)

 

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20/10/2017
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