A Lima, Ban Ki-moon appelle les Etats à financer davantage la lutte climatique

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Le Secrétaire général Ban Ki-moon (deuxième à gauche) lors d'un déjeuner ministériel sur le financement climatique à Lima. Photo ONU/Eskinder Debebe

En visite dans la capitale péruvienne, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a insisté vendredi sur la nécessité de mobiliser davantage de financement pour la lutte climatique dans la perspective du Sommet sur le climat qui aura lieu à Paris à la fin de l’année.

« En décembre, à Paris, vos gouvernements se réuniront pour finaliser ce qui pourrait être un accord historique sur le changement climatique », a déclaré M. Ban lors d’un déjeuner ministériel sur le financement climatique à Lima, où il était venu assister aux Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI).

Le Secrétaire général a en effet rappelé que la conclusion par les Etats d’un accord universel lors du Sommet de Paris en décembre prochain permettrait de façonner un avenir résilient face au changement climatique et caractérisé par de faibles émissions de gaz à effet de serre.

« Le financement est essentiel pour réaliser cette transformation. C’est également primordial pour construire la confiance nécessaire entre pays développés et en développement afin que Paris soit un succès », a déclaré M. Ban.

« Les enjeux sont élevés. Les promesses de financement climatique antérieures doivent être tenues », a poursuivi le chef de l’ONU, soulignant que la première étape doit être d’emprunter une trajectoire politiquement crédible pour mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020.

M. Ban a également appelé à aller encore plus loin.

« Les pays développés doivent mobiliser de nouvelles ressources de financement climatique au-delà de leur aide publique au développement », a-t-il appelé, citant les récentes promesses faites par l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni de doubler leurs contributions financières pour le climat.

« J’encourage d’autres pays à faire des annonces similaires avant Paris », a insisté le Secrétaire général, expliquant que la confiance peut également être renforcée via des mécanismes de financement innovants permettant de soulager la dette et de renforcer la résilience des petits États insulaires en développement (PIED) et des Pays les moins avancés (PMA).

Enfin, M. Ban a appelé les Etats à renforcer la confiance en faisant en sorte que le Fonds vert pour le climat soit pleinement opérationnel et en mesure d’approuver des projets dans les pays en développement, en particulier les PIED et les PMA, d’ici le Sommet de Paris.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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20/10/2017
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