Yémen/Taëz : le coordonnateur humanitaire de l'ONU exhorte à protéger les vies et les droits des civils

Écouter /

L’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Yémen, Ismail Ould Cheikh Ahmed. Photo : ONU / Devra Berkowitz

Le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies pour le Yémen, Johannes van der Klaauw, attire une nouvelle fois l'attention sur la situation dramatique dans le pays et le lourd  tribut sur les populations civiles en raison des hostilités mais aussi des restrictions sur les importations commerciales qui prive les institutions de fournitures essentielles pour fournir des services de base. Johannes van der Klaauw se dit particulièrement préoccupé par la situation dans la ville de Taëz, en état de siège virtuel depuis septembre. Et ce alors que les deux tiers de la population ont quitté la ville.

D’après un communiqué publié lundi à Sanaa par le Coordonnateur spécial, depuis l’escalade du conflit en mars dernier, quelque 2 577 civils ont été tués et 5 078 blessés.

Selon le dernier rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), plus de 21 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire dans le pays, soit 80% de la population. Environ 20 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et le nombre d’enfants souffrant de malnutrition sévère dépasse les 500.000.

Vendredi, l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour le pays, Ismail Ould Cheikh Ahmed avait informé le Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation dans le pays, en saluant l’annonce récente de futurs pourparlers de paix entre les parties, sous l’égide des Nations Unies. Des pourparlers qui pourraient avoir lieu d'ici deux semaines sur la base du cadre fourni par la résolution 2216 du Conseil. Ismail Ould Cheikh Ahmed a espéré que ces premiers entretiens en tête-à-tête permettent d’ouvrir la voie à « une fin rapide des combats, la reprise du dialogue politique et le retour du Yémen à une transition politique pacifique et ordonnée ».

« L’aide humanitaire, qui est censée circuler librement, est quant à elle bloquée aux portes de Taëz », a également déploré l’Envoyé spécial. Les entraves à la navigation commerciale et aux livraisons de carburant contribuent elles aussi à dégrader davantage les conditions de vie des Yéménites et à paralyser le fonctionnement des hôpitaux et de l’alimentation en eau potable dans de nombreuses régions du Yémen, a-t-il ajouté.

(Extrait sonore : Ismail Ould Cheick Ahmed, Envoyé spécial des Nations Unies pour le Yémen; propos recueillis par Jérôme Longué)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
15/12/2017
Loading the player ...