Syrie : l’UNESCO consternée par la destruction du temple de Bel à Palmyre

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Le site archéologique de Palmyre, en Syrie (archive). Photo UNESCO/F. Bandarin

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a exprimé mardi son profond désarroi face à la destruction du temple de Bel, à Palmyre, en Syrie, l’un des plus importants monuments religieux du Ier siècle en Orient.

« La destruction de Palmyre constitue un crime intolérable contre la civilisation mais n’effacera jamais 4.500 ans d’Histoire », a déclaré la Directrice générale dans un communiqué de presse. « Il est fondamental d’expliquer l’Histoire et la signification des temples de Palmyre. Quiconque a vu Palmyre garde à jamais le souvenir d’une ville qui porte en elle la dignité de tout le peuple syrien, et qui incarne les plus hautes aspirations de l’humanité », a-t-elle ajouté.

Irina Bokova a ajouté que « chacune de ces attaques nous appelle à partager encore davantage le patrimoine de l’humanité, dans les musées, dans les écoles, dans les médias, à la maison ».

« Cette énergie de la culture est plus forte que tous les fanatismes et rien ne peut l’étouffer », a-t-elle ajouté.

Face à ce nouveau crime de guerre, la Directrice générale de l’UNESCO a réaffirmé sa détermination à poursuivre la protection de ce qui peut être sauvé, par une lutte sans merci contre le trafic illicite des objets culturels, par la documentation et la mise en réseau des milliers d’experts, en Syrie et dans le monde, qui s’emploient à favoriser la transmission de ce patrimoine aux générations futures, y compris par les moyens technologiques modernes.

Selon les rapports de témoins oculaires, confirmés par l’imagerie satellite de l’agence UNOSAT, le temple de Bel à Palmyre, l’un des monuments les plus emblématiques de ce site du patrimoine mondial, a été détruit le 30 août dernier au moyen d’explosifs, a regretté Irina Bokova.

Il s’agissait de l’un des temples les mieux conservés et les plus imposants de Palmyre, affichant une synthèse de l’ancien Proche-Orient et de l’architecture gréco-romaine. Le grand temple de Bel est l’un des plus importants monuments religieux du Ier siècle en Orient de par sa conception unique. Le traitement de la sculpture et de la gravure de l’arc monumental par lequel on pénètre dans la cité depuis le grand temple constitue un rare exemple d’art palmyrénien.

(Extrait sonore: Giovanni Bocardi,Responsable des urgences culturelles au sein de l'UNESCO)

 

 

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13/12/2017
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