Syrie : La Russie présente les principes d'une résolution pour coordonner la lutte contre l'EIIL; la France pose ses conditions

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Le Conseil de sécurité lors de la réunion ministérielle sur la lutte contre l’extrémisme violent au Moyen-Orient. Photo: ONU/Loey Felipe

Le Ministre russe des affaires étrangères a présenté, ce matin, devant le Conseil de sécurité, les principes d'une résolution visant à coordonner les efforts de lutte contre l'EIIL, en Syrie notamment.

S'il s'est allié à la cause de la lutte contre Daesh, son homologue de la France, Laurent Fabius, a néanmoins averti que toute coalition qui interdirait le rassemblement des Syriens contre les terroristes renforcerait le pourvoir d'attraction de Daesh.

Le Ministre français des affaires étrangères s'est dit prêt à agir avec les partenaires traditionnelles de la France, « et avec la Russie », sur la base de trois principes, à savoir un engagement militaire effectif contre Daesh et non pas contre les résistants syriens, l'arrêt des bombardements aux barils d'explosifs et au chlore contre la population civile et, enfin, une négociation vers une transition politique qui ne maintienne pas au pouvoir « le bourreau de la Syrie »

Laurent Fabius a aussi souligné qu'il faut aussi mettre fin aux autres formes de violence infligées aux populations civiles, faisant observer que 80% des morts et réfugiés du conflit syriens auraient été provoqués par les bombardements du régime de Bachar al-Assad.

Lors de son intervention, Sergei Lavrov a affirmé que les actions unilatérales sont vouées à l'échec et a appelé les États à redéfinir leurs priorités et à unir leurs efforts.

« L'EIIL représente le danger le plus claire au Moyen-Orient. Ce sont les terroristes qu'il faut arrêter, pas les réfugiés », a affirmé le Ministre russe qui a aussi appelé à intensifier le dialogue inter-syrien.

Au cours de cette réunion, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a par ailleurs annoncé qu'il présenterait prochainement un plan d'action pour aider les États Membres à combattre les catalyseurs de l'extrémisme violent.

« Combattre le terrorisme ne suffit pas, il faut aussi veiller à ne pas prendre de mesures qui alimentent la rancœur et l'aliénation dont profite l'extrémisme violent », a notamment affirmé Ban Ki-moon.

(Extrait sonore : Laurent Fabius, Ministre des affaires étrangères de la France)

 

 

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16/10/2017
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