ONU : Le patrimoine culturel et la diversité en Iraq et en Syrie doivent être préservés pour la paix future

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Le site archéologique de Palmyre, en Syrie (archive). Photo UNESCO/F. Bandarin

Le Vice-Secrétaire général de l’ONU et la Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) se sont entretenus lundi des mesures à prendre pour lutter contre la destruction systématique du patrimoine culturel ainsi que les persécutions ethniques et religieuses perpétrées en Syrie et en Iraq par les extrémistes violents.

Jan Eliasson et Irina Bokova ont également discuté des mesures envisageables pour contrer la montée de l’extrémisme violent, en particulier chez les jeunes, via le renforcement de la cohésion sociale dans toutes les sociétés, notamment à travers l’éducation en faveur d’une citoyenneté mondiale et l’amélioration des connaissances sur les différentes cultures et l’Histoire.

Lors d’une conférence de presse organisée suite à leur réunion, la Directrice générale a déclaré que « Tout cela montre que la crise humanitaire ne peut pas être séparée du nettoyage culturel . Tout cela fait partie du même impératif stratégique et doit rester au cœur de tous les efforts pour la paix. Le patrimoine culturel et la diversité de cette région doivent être préservés pour la paix future, au nom de l’identité de toute l’humanité ».

Pour sa part Jan Eliasson a affirmé qu'il était venu pour exprimer sa solidarité et son plein soutien envers les actions de l’UNESCO.

« Les destructions du patrimoine commun de l’humanité sont des crimes contre l’humanité tout entière et un déni d’identité aux générations futures», a déclaré le Vice-Secrétaire général de l’ONU, appelant à préserver ce patrimoine culturel au nom de notre identité commune.

Jan Eliasson a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre une stratégie politique rassemblant l’ensemble des actions pertinentes, soulignant combien les crises en Syrie et en Iraq impactent la région, mais aussi l’Europe et le reste du monde.

A cet égard, il a rappelé la responsabilité qui incombe au Conseil de sécurité des Nations Unies et les attentes croissantes de l’opinion publique mondiale, notamment pour trouver des solutions concernant les personnes déplacées en Syrie et en Iraq, ainsi que les réfugiés présents dans la région et au-delà.

Cette rencontre est survenue à la veille de la Conférence internationale sur la protection des victimes de violences ethniques et religieuses au Moyen-Orient, qui aura lieu mardi dans la capitale française à l’initiative des gouvernements de France et de Jordanie, et à laquelle participera également l’UNESCO.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

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23/10/2017
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