OCHA : Quelles solutions pour financer une aide humanitaire sans argent?

Écouter /

Stephen O’Brien, Secrétaire général adjoing et coordinateur des opérations humanitaires d’urgence. Photo/OCHA

Le financement humanitaire est en crise, alors que les appels à l'aide humanitaire se sont accrus de plus de 600% ces dix dernières années. Pour Stephen O'brien le chef du Bureau des Nations Unies pour l'aide humanitaire (OCHA) : « le système n'est pas brisé, mais il est fauché ». Aujourd'hui les besoins humanitaires sont évalués à 20 milliards de dollars. A l'origine l'aide humanitaire se devait d'être temporaire or elle est devenue pour ainsi dire, permanente. Stephen O'brien pense que cela est dû au fait que les problèmes de fond ne sont jamais adressé, comme il l'a indiqué lors d'une réunion samedi sur le futur du financement humanitaire.

Cette année la majorité du budget de l'aide humanitaire sera distribué entre cinq pays dont les crises perdurent : la Syrie, l'Iraq, la République de la Centrafrique, le Soudan du Sud et la République Démocratique du Congo. A ce propos OCHA a précisé que 90% du financement humanitaire des États membres de l'OCDE est versé a des pays plongés dans des crises à long terme.

Le rôle de l'humanitaire dans certains cas se substitue à celui de gouvernements en prodiguant des besoins tels que : l'eau potable, les soins médicaux ou encore l'éducation. Pour OCHA cela créée une dépendance qui supplante le financement des partenaires en développement et les gouvernements nationaux.

Pour Stephen O'Brien il ne fait aucun doute que les stratégies de financement doivent changer, viser le long terme. Parmi certaines suggestions pour un meilleur financement il a notamment évoqué : des investissements plus flexibles en matière d'assurance, de prêts et de soutien budgétaire.

(Mise en perspective Tsigué Shiferaw)

 

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
20/10/2017
Loading the player ...