MONUSCO : la collaboration avec les forces de l'armée congolaises doit être renforcée

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Martin Kobler, Representant Special du Secretaire général en RDC. Photo ONU/Paulo Filgueras

Lors de son passage au siège des Nations Unies, Martin Kobler, dont le mandat à la tête de la MONUSCO se termine, déclare que la mission doit plus que jamais renforcer avec l'armée régulière congolaise.

En marge d'une réunion sur le mécanisme de suivi régional qui veille à comprendre ce qui a été fait en matière de lutte contre les groupes armés, Martin Kobler est revenu sur les priorités principales durant son mandat.

Il a reconnu que la coopération avec les FRDC était actuellement bloquée pour « des raisons diverses ». Cependant Martin Kobler a insisté sur la reprise d'une collaboration afin de mettre un terme aux exactions et aux violations des droits de l'homme dans l'est de la RDC.

A la veille de son départ de la MONUSCO, Martin Kobler s'avoue satisfait et fier de son mandat. Selon lui la chute des rebelles du M23, a donné une nouvelle dynamique, qui se sent notamment dans la ville de Goma.

Pour autant la réinsertion des anciens combattants reste un problème a-t-il reconnu. De plus Martin Kobler reconnaît que les violations des droits de l'homme sont quotidiennes dans l'est de la RDC.

Selon lui le processus est trop lent : « les femmes violées ne peuvent pas attendre » a-t-il déclaré.

Kobler a précisé que le mandat de la MONUSCO était large et qu'il ne s'agissait pas seulement de lutter contre les groupes armés. Pendant deux à trois mois Martin Kobler a entamé des contacts avec le gouvernement congolais, notamment avec le Ministère des Affaires Étrangères. Selon lui ces contacts sont primordiaux alors que le pays est en pleine période électorale, avec des élections locales en 2015 et présidentielles en 2016.

(Propos de Martin Kobler, Représentant spécial du Secrétaire général pour la RDC, recueillis par Tsigué Shiferaw)

 

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12/12/2017
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