Le Liban plaide pour une solution politique en Syrie qui préserve l’unité du pays

Écouter /

Le Premier ministre du Liban Tammam Salam devant l'Assemblée générale. Photo ONU/Cia Pak

Le Premier ministre libanais, Tammam Salam, a appelé mercredi la communauté internationale à mettre fin à la guerre civile en Syrie en favorisant une solution politique qui permette de préserver l’unité du pays.

Dans un discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies, M. Salam s’est dit convaincu que « la meilleure solution pour régler le problème et la moins coûteuse pour la Syrie, pour les pays voisins et pour le monde, était de traiter la tragédie directement à la racine ».

« Le Liban réitère son appel à la communauté internationale, c’est-à-dire à toutes les principales puissances du monde, à (…) mettre fin aux massacres en cours en favorisant une solution politique qui permette de préserver l’unité, l’indépendance et l’intégrité territoriale du pays, tout en satisfaisant à l’aspiration du peuple syrien à une vie libre et digne », a déclaré M. Salam.

Cet appel, a-t-il précisé, n’est pas seulement fondé sur les liens de voisinage entre la Syrie et le Liban, mais il découle aussi « de l’intérêt qu’a le Liban à voir cesser la crise syrienne à cause du lourd fardeau constitué par les vagues massives de déplacements » qu’elle provoque.

« Si l’Europe, avec ses capacités considérables et son humanité généreuse, a pu être déroutée par la vue de milliers de personnes déplacées surgissant soudain dans ses villes, le Liban, avec son espace limité et ses capacités réduites, croule depuis quatre ans sous le fardeau d’un million et demi de Syriens déplacés, ce qui représente un tiers de sa population », a fait remarquer le Premier ministre.

« Le Liban réitère son appel aux pays donateurs, les exhortant à remplir leurs engagements; c’est-à-dire à accroître leurs contributions financières, en fournissant une assistance directe aux institutions publiques et aux communautés libanaises hôtes, conformément au Plan de réponse lancé en décembre dernier par le Liban en collaboration avec les Nations Unies », a dit M. Salam.

Soulignant son adhésion au principe du partage des responsabilités entre pays, M. Salam a affirmé l’importance de la création de zones sanctuaires ou de zones tampon pour les réfugiés en Syrie ou de l’établissement de centres de rassemblement sur la frontière.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
20/10/2017
Loading the player ...