Le bassin du Lac Tchad : crise oubliée malgré une situation humanitaire très grave

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Refugies Nigerians au camp Minawao, au nord du Cameroun. Photo: OCHA/Ivo Brandau

Vendredi, en marge du sommet des Objectifs de développement durable s'est tenue une réunion sur la situation dans le bassin du Lac Tchad. Organisée par le Bureau des Nations Unies chargé des affaires humanitaires (OCHA), cette rencontre visait à réaliser un plaidoyer en faveur d'une aide accrue pour cette région. Cette réunion de haut-niveau a permis aux pays concernés (le Tchad, le Niger, le Cameroun et le Nigéria) d’établir un état des lieux, dans une zone à la fois victime de la désertification ainsi que des attaques du groupe Boko Haram.

A titre indicatif les attaques de Boko Haram ainsi que les mesures de défense des pays concernés ont entraîné le déplacement de plus de 2,5 million de personnes, probablement la plus grave crise de déplacés en Afrique.

700 000 enfants de moins de cinq ans ont été déplacés par les violences. En outre Boko Haram semble utiliser de plus en plus d'enfants comme kamikazes. Depuis le début de 2014, il est estimé que 2 000 femmes et filles ont été enlevées par le groupe terroriste.

Les communautés victimes de ces déplacements sont extrêmement vulnérables et les pays hôtes ont besoin de l'aide internationale pour les aider, comme l'a indiqué le Ministre tchadien des affaires étrangères, Mahamat Moussa Faki.

(Interview : Mahamat Moussa Faki, Ministre des affaires étrangères du Tchad; propos recueillis par Tsigué Shiferaw)

 

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17/10/2017
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