Burkina Faso : condamnation unanime du coup d'État

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Vitaly Churkin, Représentant permanent de la Fédération de Russie, président du Conseil de sécurité durant le mois de septembre 2015. (Photo: UN Photo/Loey Felipe)

Les réactions restent vives au lendemain du coup de force mené à Ouagadougou contre le Président, le Premier Ministre et plusieurs ministres du Burkina Faso par le régiment de sécurité présidentielle. Après la vive réprobation exprimée mercredi soir par le Secrétaire général et le Conseil de sécurité, c'est au tour ce jeudi du Haut-Commissaire aux droits de l'homme et de l'Union interparlementaire de condamner cette action et de demander la libération immédiate des autorités de transition.

Premier à réagir, le Secrétaire général de l'ONU, s'est dit mercredi soir consterné par la détention imposée au Président Michel Kafando, au Premier ministre Yacouba Isaac Zida et à deux ministres. Ban Ki-moon a réitéré le soutien des Nations Unies à une transition pacifique et au respect du calendrier électoral.

De son côté, le Conseil de sécurité a vivement condamné la détention forcée des autorités burkinabè et a demandé leur libération immédiate. Les quinze ont exprimé leur plein appui aux efforts déployés à Ouagadougou par le Représentant spécial des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas et les autres partenaires internationaux.

Ce jeudi, à Genève, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, se dit fortement préoccupé par le coup d'État militaire opéré au Burkina Faso et juge inacceptables l'arrestation et la détention du Président, du chef de gouvernement et de deux ministres.

Pour sa part, l'Union interparlementaire (UIP), exprimer dans des termes similaires sa condamnation du coup d'État militaire. Elle exhorte les auteurs du coup d'état à traiter les détenus avec dignité et humanité et ne pas recourir à la force contre les manifestations pacifiques.

Selon la presse, les militaires putschistes ont annoncé jeudi matin à la télévision nationale la destitution du Président, la dissolution des institutions de transition, et la création, en remplacement, d’un Conseil national de la démocratie (CND), présidé par le chef du Régiment de sécurité présidentielle Gilbert Diendéré, un ancien proche du Président déchu Blaise Compaoré.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

 

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14/12/2017
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