Dilma Rousseff/Brésil: la prolifération des conflits démontre les limites des Nations Unies

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Présidente du Brésil, Dilma Roussef. Credit UN Photo/Cia Pak

Comme le veut la tradition, le Brésil a été le premier pays à s’exprimer lors de l’ouverture du débat général de la 70ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies.  Dilma Rousseff, la présidente du Brésil, s'est longuement exprimée sur la situation chaotique en Syrie et de son corollaire : la masse de réfugiés qui quittent le pays. Elle a d'ailleurs rendu hommage au petit syrien mort sur une plage en Turquie et aux 71 migrants retrouvés décédés dans un camion en Autriche il y a quelques semaines.

Dans son discours, Dilma Roussef s'est tout d'abord félicitée de l'élargissement des Objectifs de développement durable (ODD) par les Nations Unies ajoutant, que les questions ayant trait au genre ou au racisme sont devenues des priorités.

Dilma Roussef a également indiqué qu'en matière de sécurité collective l'ONU n'a pas eu le même succès. Pour la présidente brésilienne, la prolifération de conflits ainsi que l'expansion du terrorisme démontre les limites de l'organisation internationale.

Selon le chef de l’État brésilien, on ne peut faire preuve de complaisance face à une organisation telle que l'État islamique, dont les actions sont partiellement à l'origine de la crise de réfugiés actuelle.

A ce propos la présidente brésilienne a rappelé que son pays était une nation hôte, ajoutant qu'il était absurde d'empêcher la libre circulation des individus.

Autre point fort de son discours la réforme du Conseil de sécurité. La présidente a réitéré la nécessité d'élargir le nombre d'États membres permanents et non-permanents, décision qui selon elle ne devrait plus attendre.

Delma Roussef s'est félicitée de la reprise des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis et de l'accord nucléaire conclu avec l'Iran.

Enfin la présidente a évoqué les progrès accompli par son pays en matière d'environnement, comme la réduction de la déforestation en Amazonie de 82%.

(Mise en perspective Tsigué Shiferaw)

 

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16/10/2017
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