AG70 : le Sénégal appelle à lutter contre les flux financiers illicites qui minent le continent africain

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Macky Sall, Président du Sénégal devant l’Assemblée général. (Saisie d’image: ONU)

Les flux financiers illicites font perdre à l'Afrique entre 30 et 60 milliards de dollars par an, un préjudice supérieur au montant de l'aide publique au développement, a affirmé mardi soir le Président du Sénégal devant l'Assemblée générale des Nations Unies à New York.

Selon Macky Sall, si l'Afrique percevait la juste rémunération de ses ressources, et si elle recouvrait seulement l'équivalent de 17% de ses avoirs frauduleusement placés à l'étranger, elle pourrait solder la totalité de sa dette et financer, par elle-même, ses besoins de développement.

Le Président sénégalais a estimé que 70 ans après la création des Nations Unies, l'Organisation avait besoin de réforme.

Le monde de 2015 n'est pas celui de 1945, a souligné le Président, précisant que « si nous voulons tenir les promesses de la Charte, nous ne pouvons plus faire les choses comme avant ».

Dans ce contexte, il a proposé que la composition du Conseil de sécurité soit élargie, « pour qu'il reflète les nouvelles réalités que nous représentons tous ici ». Mack y Sall a souligné que le Sénégal, candidat à un poste de membre non permanent du Conseil, réaffirme son attachement à la position africaine commune sur la réforme du Conseil, conformément au Consensus d'Ezulwini.

Il a par ailleurs appelé à la réforme de la gouvernance économique et financière mondiale, prônant une représentation plus équitable des réalités nouvelles et l'assouplissement des règles d'accès au crédit, afin de mettre fin au « paradoxe des ressources disponibles, mais non accessibles ».

Le dirigeant sénégalais a par ailleurs émis le vœu de voir la Conférence de Paris (COP21) couronnée de succès, notamment à travers « des engagements contraignants pour contenir le réchauffement climatique, mobiliser des ressources financières adéquates et des transferts de technologies écologiquement rationnelles ».

En vertu de ses prérogatives de Président de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), Macky Sall a fait part de l'attachement de la CEDEAO à l'Accord de paix au Mali, dans le respect de l'unité nationale et de l'intégrité territoriale du pays.

Macky Sall a également souhaité une transition réussie au Burkina Faso et la stabilité institutionnelle en Guinée-Bissau.

 

(Extrait sonore : Macky Sall, President du Sénégal, devant l'Assemblée générale. )

 

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18/10/2017
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