Syrie : l'attaque du marché de Douma pourrait être un crime de guerre

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Destructions en Syrie. Photo OCHA/Josephine Guerrero

On en sait un peu plus sur ces raids aériens qui ont frappé un marché de Douma dimanche dernier et qui ont fait au moins 110 morts, en majorité des civils. Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, la technique employée a consisté à des frappes successives pour faire plus de victimes. Une dernière illustration de la tragédie syrienne.

La technique adoptée semble avoir déjà fait ses preuves macabres en Syrie. Pour ces raids aériens de Douma, dans la banlieue de la capitale syrienne, elle a encore consisté à frapper plusieurs fois au même endroit. Et cette nouvelle série de raids a visé un marché très fréquenté du centre de Douma, principale ville rebelle dans la province de Damas. Selon les témoignages des survivants recueillis par le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, il y a eu deux séries d'attaques. Le premier bombardement crée la panique, des secours s'organisent, des civils s'approchent des décombres. Ces premiers raids aériens sont donc suivis par des missiles terrestres qui ont frappé des personnes venues porter assistance au marché de Douma. Le dernier bilan fait état de 111 morts et d'au moins 200 blessés.

A cet égard, les services du Haut-Commissaire Zeid rappellent que toute attaque dirigée délibérément contre la population civile et l'usage d’armes lourdes dans des zones densément peuplées constituent des violations graves du droit international humanitaire. Des abus qui peuvent constituer également des crimes de guerre. Dans ces conditions, le Haut-Commissariat exhorte à nouveau le Conseil de sécurité de l'ONU à renvoyer ces affaires syriennes devant la Cour pénale internationale.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève, pour la Radio des Nations Unies)

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13/12/2017
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