Méditerranée : le HCR dénonce un drame qui n'est malheureusement pas le dernier

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Des migrants et des réfugiés secourus le 28 juillet dernier par la Marine italienne (photo: HCR/F.Bucciarelli).

Après le naufrage, mercredi au nord-ouest des côtes libyennes, d'un bateau de pêche transportant des centaines de migrants, plus de 360 rescapés sont arrivés hier jeudi à Palerme, en Sicile.

Sur les lieux de la tragédie méditerranéenne, à 15 milles au nord de Zouara, dans l’ouest de la Libye, les secours continuent de sonder les flots à la recherche de survivants ou de corps mais n’ont rien trouvé depuis mercredi soir, ont rapporté les garde-côtes italiens dans les médias jeudi soir. Selon Vincent Cochetel, Directeur du bureau européen au Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), « ce n'est pas le premier drame et malheureusement pas le dernier ».

« Les gens sont désespérés par la situation dans leur pays d'origine. Malheureusement beaucoup de ces personnes fuient les guerres, fait-il remarquer. Il y a aussi une proportion de migrants économiques qui fuient la désertification, la mauvaise gouvernance dans leur pays d'origine, un manque d'opportunité sur le plan du travail. Comme les frontières terrestres sont fermés et très difficile d'avoir des visas, malheureusement, les gens continueront à utiliser la dernière frontière ouverte qui est la mer. »

2015 est une année tragique en Méditerranée, avec au moins 2.000 disparus selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Selon un dernier bilan jeudi du HCR, mais ne tenant pas encore compte des éléments de mercredi, quelque 224.000 migrants sont arrivés en Europe par la Méditerranée depuis janvier dont 98.000 en Italie et 124.000 en Grèce.

(Extrait sonore : Vincent Cochetel, Directeur du bureau européen au HCR ; propos recueillis par Alpha Diallo)

Classé sous Femmes et enfants, L'info.
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12/12/2017
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