Mali : l'ONU préoccupée par la libération de détenus suspectés de crimes graves

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Des Casques bleus originaires du Burkina Faso patrouillent dans un village au nord-est de Tombouctou, au Mali. Photo : MINUSMA / M. Dormino

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme s'est vivement préoccupé par la libération de détenus qui étaient soupçonnés d'implication ou faisaient déjà l'objet de poursuites pour crimes graves. Selon les services du Haut-Commissaire Zeid, 44 prisonniers ont été libérés le 16 juillet dernier malgré qu'ils soient suspectés de crimes de guerre, d'actes terroristes et de violations flagrantes des droits humains.

L'agence onusienne basée à Genève s'attend d'ailleurs à la libération imminente de cent autres détenus. Face à cette situation, le Haut-Commissariat rappelle « l'importance de la lutte contre l'impunité et la nécessité d'enquêter et de poursuivre les abus et d'établir les responsabilités ».  Selon le porte-parole du Haut-Commissariat, Ravina Shamdasani, « les amnisties qui empêchent la poursuite de personnes qui peuvent être légalement responsables de crimes de guerre, de crimes contre l'humanitaire et de violations flagrantes des droits de l'homme sont incompatibles avec les obligations internationales des Etats ».

Dans ces conditions, le Haut-Commissariat de l'ONU exhorte le gouvernement malien à « s'assurer que toute libération effectuée dans le cadre des mesures de renforcement de la confiance soient en conformité avec le droit international et à prendre toutes les dispositions pour poursuivre les auteurs de crimes graves ».

Par ailleurs, le Haut-Commissariat a condamné l’attaque perpétrée vendredi dernier à Sévaré, au Mali, qui a causé la mort de cinq employés contractuels des Nations Unies.

(Extrait sonore : Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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15/12/2017
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