La conférence du désarmement marque le 70ème anniversaire des bombardements nucléaires d'Hiroshima et Nagasaki

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Sculpture symbolisant le désarmement devant le siège de l'ONU à New York.

Alors que la conférence du désarmement marque le 70ème anniversaire des bombardements nucléaires d'Hiroshima et Nagasaki, mardi l'ambassadeur du Japon, Toshio Sano a pris la parole puis il a présenté un groupe de lycéens japonais, les «communicateurs de la jeunesse pour un monde sans armes nucléaires» qui est en visite à Genève sous les auspices du Ministère japonais des affaires étrangères. Leur mission est de rendre compte du calvaire des «Hibakusha», les survivants des deux bombardements nucléaires de 1945. En tant que «messagers de paix», ils ont fait circuler une pétition dans tout le Japon en faveur d’un monde libéré des armements nucléaires, déposant chaque année les signatures aux Nations Unies à Genève dont le total actuel est de 1 337 598 .

Une lycéenne s'est ensuite exprimée pour témoigner de ce qu’avait vécu son grand-père ce jour-là. Elle a rappelé que, outre la destruction totale des deux villes, 140 000 personnes avaient perdu la vie à Hiroshima et 70 000 à Nagasaki.

De son côté la France, représentée par Alice Guitton a insisté sur la notion de responsabilité, soulignant que les objectifs du désarmement doivent être intimement liés aux objectifs de stabilité, de paix et de sécurité internationales.

Au nom du groupe informel des 38 États observateurs à la Conférence du désarmement, la Lettonie a présenté un document de travail sur l’élargissement de la composition de la Conférence, qui présente les principales questions sur ce thème soulevées par les pays observateurs au fil des ans. Elle a souligné qu'une quinzaine d'années s'étaient écoulées depuis le dernier élargissement, un délai trop long pour ne pas tenir de débat de fond sur cette question.

La Turquie, s’est félicitée du rôle de chef de file joué par le Japon sur la question du désarmement nucléaire, a souligné qu’elle accordait pour sa part la priorité à la négociation d’un instrument juridiquement contraignant au sein de la Conférence du désarmement.

(Extrait sonore : Alice Guitton, représentante permanente de la France à la Conférence du désarmement à Genève)

 

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23/10/2017
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