Droits des handicapés : les mesures concrètes du Gabon pour appliquer la Convention

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Un jeune enfant handicapé en Afrique (Photo : ONU)

Le Comité des droits des personnes handicapées a poursuivi ce matin, à Genève, l'examen des mesures prises par le Gabon pour mettre en œuvre la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Le Comité a entendu le Ministre des droits humains, de l’égalité des chances et des Gabonais de l’étranger. Alexandre Désiré Tapoyo a listé les mesures concrètes en faveur des personnes handicapées, comme la réduction des tarifs des transports publics et des centres culturels et sportifs. Il a regretté que malgré des campagnes de sensibilisation, les discriminations se poursuivent.

 

En présentant le rapport, Alexandre Désiré Tapoyo, a notamment souligné que, s’agissant des femmes handicapées, le Gabon s’est engagé à réviser toutes les dispositions discriminatoires et à vulgariser davantage les différentes conventions qu’il a ratifiées dans le domaine des droits de la femme.

 

Des campagnes d’information et de sensibilisation sont organisées régulièrement afin d’asseoir les droits des personnes handicapées. Le ministre a reconnu que des «campagnes spécifiques» destinées aux employeurs, ainsi que des campagnes appelant au respect du concept d’aménagement raisonnable devront retenir davantage l’attention des autorités. Il a précisé que le Ministère des droits humains organise avec l'UNICEF des campagnes sur les droits de l’enfant handicapé. Le chef de la délégation a aussi fait valoir que toute construction d’édifice ou de voies publiques devait répondre aux normes d’accessibilité et de circulation des personnes handicapées en prévoyant des aménagements appropriés.

 

De son côté, la rapporteuse du Comité pour l’examen du rapport, Diane Kingston, a déploré la faible implication des organisations représentatives des personnes handicapées dans la formulation de politiques et la mise en œuvre de la Convention. Elle a fait part de sa préoccupation face au manque de statistiques fiables. Elle a jugé essentiel que la législation nationale soit harmonisée avec la Convention et que les droits qui y figurent puissent être invoqués devant les tribunaux. Cela n’est possible que si les personnes handicapées sont informées de leurs droits et si elles savent comment procéder pour ce faire.

 

Pour la rapporteuse, cela implique d’adopter des textes de loi relatifs au handicap et à la lutte contre la discrimination. La rapporteuse a aussi constaté que l’accessibilité était l’un des principaux obstacles auxquels étaient confrontés les handicapés aux Gabon.

 

Le Comité rendra publiques à la fin de ses travaux, le 4 septembre prochain, ses observations finales sur chacun des rapports examinés au cours de la session.

 

(Extrait sonore : Alexandre Désiré Tapoyo, Ministre des droits humains, de l’égalité des chances et des Gabonais de l’étranger)

 

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17/10/2017
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