Burundi: l'ONU craint un cycle d’attaques et de représailles

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Des barricades incendiées à Bujumbura, la capitale du Burundi. Photo Desire Nimubona/IRIN

La tension est toujours vive au Burundi. Un homme membre du parti au pouvoir CNDD-FDD et son épouse ont été tués hier par des tirs d’armes automatiques dans le quartier populaire de Kamenge, au nord de la capitale. Selon le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU, au moins 96 personnes, principalement parmi les partisans de l’opposition,  ont été tuées depuis avril dernier et le début des violences liées aux élections.

Et les attaques de ces derniers jours contre de membres du parti au pouvoir font craindre un cycle d’attaques et de représailles. Une détérioration de la situation sécuritaire qui inquiète les services du Haut-Commissaire Zeid. L'assassinat d'un couple membre du parti  CNDD-FDD dans le quartier populaire de Kamenge vient rappeler que les proches du pouvoir ne sont plus épargnés par les violences. Au cours des deux dernières semaines, au moins sept membres du parti au pouvoir (CNDD-FDD) ont été tués par des assaillants non identifiés. « De telles attaques sont le signe d’un climat de représailles, mais aussi un signe inquiétant du recours à la violence par certains partis de l’opposition », fait remarquer le Haut-Commissariat.

Sur le terrain, la répression se traduit également par l'arrestation d'au moins 600 personnes  depuis le début des violences, même si un bon nombre d’entre elles ont été libérées par la suite. Le Haut-Commissariat a également répertorié près de 60 cas de torture et de mauvais traitements parmi des personnes détenues dans des locaux de la police et du Service national des renseignements (SNR).

(Interview : Scott Campbell, Chef de la Section Afrique 2 au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme; propos recueillis par Alpha Diallo)

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13/12/2017
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