Burundi : des envoyés internationaux dans la région appellent à la reprise du dialogue

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Une équipe internationale d'envoyés spéciaux des Nations Unies, de l'Union Africaine, des États-Unis, de l'Union Européenne et de la Belgique ont demandé un arrêt immédiat des violences au Burundi, ainsi que le respect des droits de l'homme et la reprise d'un dialogue politique inclusif.

Ces envoyés internationaux concernés par la crise politique au Burundi, ont exhorté les parties concernées à la retenue, alors que le pays est dans l'impasse. Dans un communiqué ils ont condamné les attaques récentes à l'encontre de diverses personnalités burundaises dont un général, un défenseur des droits de l'homme et un journaliste. Ils ont aussi réitéré leur appel auprès des autorités pour la reprise du dialogue, alors que le pays est plongé dans une situation de déclin économique, d'instabilité politique et sociale. A ce jour plus de 200 000 personnes ont quitté le Burundi cherchant refuge dans les pays limitrophes au risque de créer une véritable crise régionale.

Pour les envoyés seule une reprise des discussions entre le gouvernement et l'opposition, sur des sujets de fond tels que la liberté de la presse et autre formes de liberté, ainsi qu'une meilleure gouvernance peuvent redonner une certaine crédibilité. Les envoyés ont réitéré que la violence ne résoudra pas la crise dans le pays mais qu'au contraire elle ne fera qu'attiser l'instabilité.

Par ailleurs, les envoyés ont exprimé leur inquiétude face à la décision de l'Assemblée Nationale, la semaine dernière, d'éliminer les quotas garantissant un équilibre ethnique de même que la parité entre hommes et femmes dans les comités de direction. Pour les envoyés cette mesure démontre de la part du parti au pouvoir, la volonté de rejeter un des principes fondamentaux de paix et de stabilité qui a permis au Burundi d'émerger d'une longue guerre civile.

(Mise en perspective Tsigué Shiferaw)

 

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18/10/2017
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