Trafic illicite d'espèce sauvage : l'Assemblée générale se mobilise contre le fléau

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Eléphants d’Afrique, dans le parc de Chobe au Botswana. Photo: CITES© Peter Dollinger

L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté jeudi matin, à New York, une résolution sur la surveillance du trafic d'espèces sauvages. Par le texte adopté, les États Membres encouragent à adopter des mesures efficaces pour prévenir et combattre le grave problème que constituent les crimes qui ont une incidence sur l'environnement, tels que le trafic d'espèces sauvages et de produits qui en sont issus, y compris les espèces de flore et de faune protégées par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction et de braconnage.

La résolution demande aux États Membres d'ériger en infraction au sens de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée le trafic d'espèces de faune et de flore sauvages dès lors qu'y participent des groupes criminels organisés.

Des dispositions ont également trait au développement de moyens de subsistance viables pour les communautés touchées par le commerce illicite d'espèces sauvages. D'autres encore sont relatives à l'interdiction, la prévention et la répression de toute forme de corruption qui facilite le trafic d'espèces sauvages et de produits qui en sont issus.

Par ailleurs, le texte adopté réaffirme aussi les dispositions adoptées à Rio, en juin 2012, lors de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable.

Présentant le projet de résolution, le Ministre gabonais des affaires étrangères, Emmanuel Issoze-Ngondet, a rappelé qu'il a été initié en

2013, à l'ONU pour lutter contre les effets désorganisateurs du braconnage et du trafic illicite des espèces de la faune et de la flore. Le ministre a déplorait que le continent africain qui comptait en 2006 une population d'environ 550 000 éléphants, n'en ait plus que 470 000 neuf ans plus tard.

Participant à un point de presse, le Ministre a estimé que le caractère non exécutoire des résolutions de l’Assemblée générale ne constitue pas un problème, étant donné le poids et la force morale que recèlent ces résolutions.

(Extrait sonore : Emmanuel Issoze-Ngondet, Ministre des affaires étrangères du Gabon)

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20/10/2017
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