RCA : il reste toujours des poches d’insécurité dans les zones frontalières, selon une Experte indépendante de l'ONU

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Marie-Thérèse Keita Bocoum, Experte indépendante sur la situation des droits de l'homme en RCA (Photo: MINUSCA/ J.P. Ramazani).

L'Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine demande à la communauté internationale de financer la mise en place rapide et effective de la Cour pénale spéciale de la Centrafrique. En marge de l'examen du rapport de la RCA devant le Conseil des droits de l'homme, Marie-Thérèse Keïta Bocoum a plaidé pour un soutien intensif et soutenu à la Centrafrique. Selon l'experte onusienne, ce pays a encore besoin de l'aide internationale dans ses efforts, surtout en cette période pré-électorale, afin de mener à terme le processus de paix et de réconciliation.

L’Experte indépendante a dit avoir constaté une amélioration de la situation lors de sa toute récente visite à Bangui. Il reste toutefois des poches d’insécurité, notamment dans les zones frontalières où la population est toujours victime d’abus de la part non seulement des groupes armés mais aussi des gardes-frontières. La tension communautaire reste par ailleurs très vive à Bangui et dans les villages de l’intérieur. « A Bangui, par exemple, les populations musulmanes du PK5 et qui ne sont pas de Pk5 ne peuvent pas sortir de là-bas pour rejoindre leur quartier d'origine », fait-elle remarquer.

(Interview : Marie-Thérèse Keïta Bocoum, Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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20/10/2017
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