Le taux de mortalité maternelle risque d'augmenter pour cause d'Ebola, indique un rapport de la Banque Mondiale

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Deux sages femmes en tenue de protection contre le virus Ebola. Photo: UNFPA Liberia

Dans un nouveau rapport, la Banque Mondiale indique que la perte de professionnels de la santé à cause de l'épidémie d'Ébola, en Afrique de l'Ouest, risque d'entraîner la mort de plus de 4000 femmes, chaque année à travers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone. Le manque de professionnels médicaux pourrait créer des complications pendant les grossesses et les accouchements.

L'étude explique comment la perte de professionnels de la santé à cause de l'épidémie d'Ébola peut affecter les taux de mortalité maternelle y compris dans les pays ou la maladie a été éradiquée. Ainsi le taux de mortalité maternelle risquerait d'augmenter de 38% en Guinée, de 74% au Sierra Leone et de 111% au Libéria.

Depuis le début de l'épidémie, le personnel médical a été plus sévèrement touché que les autres groupes. Ce phénomène n'a fait qu'exacerber un manque de personnel qualifié dans des pays déjà dépourvu de professionnel de la santé en grand nombre.

Selon l'étude cela représente une réduction de 10% en docteurs et 8% en infirmières et sages-femmes, au Libéria par exemple.

Pour la Banque Mondiale, l'épidémie Ébola a affaibli un système sanitaire déjà fragile en Guinée, au Sierra Leone et au Libéria.

L'étude suggère que pour sauver ces vies, il faudrait embaucher au moins 240 docteurs, des infirmières et des sages-femmes à déployer immédiatement à travers ces trois pays.

(Mise en perspective Tsigué Shiferaw)

 

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19/10/2017
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