Alarmé par la fonte des glaciers en Norvège, Ban Ki-moon appelle à lutter contre le changement climatique

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En visite sur le site d'un glacier de l'Arctique norvégien dont la fonte est attribuée au réchauffement planétaire, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon (droite), a pu constater par lui-même les effets du changement climatique. Photo : ONU / Rick Bajornas

En visite sur le site d’un glacier de l’Arctique norvégien dont la fonte est attribuée au réchauffement planétaire, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a souligné mercredi la nécessité pour la communauté internationale d’agir dès maintenant pour tenter de lutter contre le changement climatique.

« Je suis à environ 250 mètres à peine du glacier. Il a l’air magnifique ! Mais parallèlement, je m’inquiète des nombreuses fissures qui vont bientôt se briser. Elles sont en train de fondre très rapidement, et je suis entièrement d’accord avec les projections des scientifiques. Si nous ne prenons pas des mesures dès maintenant, nous le regretterons. Nous devons maintenir la hausse de la température mondiale en dessous de deux degrés dès que possible », a déclaré le Secrétaire général dans un message vidéo.

A environ cinq mois de la prochaine réunion des États parties à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui aura lieu à Paris en décembre 2015, le chef de l’ONU, de visite en Norvège, a pu constater par lui-même les effets du réchauffement planétaire. A bord du navire ‘RV Lance’, il s’est en effet rendu sur le site du glacier Blomstrandbreen, où il était déjà venu lors de sa dernière visite dans le pays en 2009.

« Le fjord situé derrière nous a été ouvert chaque hiver, tout l’hiver, parce que l’océan est de plus en plus chaud. Par conséquent, nous avons constaté beaucoup de changement depuis la dernière visite du Secrétaire général », a déclaré Kim Holmen, Directeur international à l’Institut polaire norvégien.

« Les glaciers sur terre sont aussi un exemple très visible du changement climatique. Chaque année, ils se retirent et ici, dans cette zone, nous constatons un abaissement de leur surface d’environ un mètre par an, en raison de leur fonte », a ajouté Jan-Gunnar Winther, Directeur de l’Institut polaire norvégien, qui voyageait aux côtés du Secrétaire général à bord du ‘RV Lance’.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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23/10/2017
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