Une nouvelle étude indique que les transferts de fonds de migrants en Europe s'élève à 109 milliards de dollars

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Photo: ©IFAD/GMB Akash

Une nouvelle étude publiée par le Fonds International pour l'Agriculture et le Développement (FIAD), indique que le transfert de fonds de migrants en Europe vers leurs pays d'origine, s'élève à 109 milliards de dollars. Ces transferts sont indispensable pour la vie de plus de 150 million de personnes à travers le monde, selon cette étude : intitulée Envoi de fonds : flux et marchés européens. Cette somme ne représenterait qu'un quart du flux mondial. Selon Pedro de Vasconcelos, responsable du programme sur les moyens mis à disposition pour ces transferts, au FIAD, la somme est probablement beaucoup plus importante, mais difficile à quantifier. Il explique aussi que l’Europe est placée derrière l’Amérique du Nord, en matière de transfert d’argent.

En Europe 6 pays sont la plus grande source de transferts avec en première positions la Fédération Russe (($20.6 milliards),, le Royaume-Uni ($17.1 milliards ), l'Allemagne ($14 milliards), la France ($10.5 milliards), l'Italie ($10.4 milliards) et l'Espagne ($9.6 milliards). Pour autant l'étude indique que représente moins de 0.7% PIB de chacun des pays concernés. En moyenne chaque individu envoi entre 200$ et 300$ plusieurs fois dans l’année.

Sur ces sommes envoyées, environ un tiers soit plus de 36 milliards de dollars sont partis à destination de 19 pays des Balkans, de la Mer Baltique et de l'Europe de l'Est, dont dix sont membres de l'Union Européenne. Le reste, soit près de 73 milliards de dollars sont partis vers plus de 50 pays en voie de développement a l'extérieur de l'Europe.

Cette manne est souvent utilisée pour l'achat de produit de base dans les pays d'origine : nourriture, vêtements, abris, médicaments et éducation.

« Nous devons nous assurer que cet argent durement gagné soit envoyé vers le pays d'orgine, au moindre coût. Mais ce qui importe le plus, c'est qu'il puisse aider les familles a construire un meilleur avenir pour elles-mêmes, surtout dans les communautés rurales les plus pauvres », a précisé Kanayo F. Nwanze, président du FIAD, suite à la publication de l'étude.

Pour Pedro De Vasoncelos, la réduction de 5% des coûts de transferts, comme le prévoyait l'objectif des pays du G20 en 2009, pourrait permettre une économie de 2.5 milliards de dollars pour les migrants et leurs familles restées dans leur pays.

(Propos de Pedro De Vasconcelos, responsable du programme sur les moyens mis à disposition pour ces transferts, au FIAD, recueillis par Tsigué Shiferaw)

 

 

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20/10/2017
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