Une ancienne traductrice de l’ONU se souvient de l’espoir qui régnait en 1945

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Ellen Magnin Newman, ancienne traductrice lors de la Signature de la Charte des Nations Unies à San Francisco. Photo: ONU

En 1945, une jeune femme a été embauchée pour travailler en tant que traductrice en espagnol pour les personnes participant à la signature de la Charte des Nations Unies à San Francisco.

Ellen Magnin Newman se souvient du “sentiment d’espoir” pendant cette période.

Aujourd'hui, elle assiste au 70ème anniversaire de l’acte fondateur de l’ONU au cours d’un événement spécial organisé sur la côte ouest des États-Unis dans la ville de San Francisco.

Elle rencontrera également le Secrétaire général, Ban Ki-moon.

Grace Barrett a rencontré Magnin Newman avant la cérémonie et lui a demandé ce qu’il l’a le plus marquée lors de cette journée en 1945.

Ce dont je me souviens le plus durant cette période était un sentiment d’espoir. J'ai grandi entre les deux guerres, et tout d’un coup ça a pris fin; ce n'était plus une Ligue des Nations, mais une Charte qui décrivait ce qui pourrait arriver pour rendre le monde meilleur.

Q: C'était un sentiment d’excitation?

Oui, de la part de tout le monde. Et je le sens aussi maintenant avec le 70ème anniversaire, de revenir dans sa ville natale. Notre pays célèbre ses pères fondateurs et l’ONU célèbre son lieu de naissance et je pense que c'est très important. C'est important pour San Francisco, mais nous, nous avons tellement de choses qui se passent ici, et je pense que c'est très important pour l’ONU de savoir où elle est née et d’avoir un sentiment d’espoir ici

Quel rôle jouaient les femmes pendant cette conférence?

Pas très important. Il n'y en avait pas beaucoup. Je me sentais très différente effectivement

Connaissiez-vous d'autres femmes traductrices?

Je ne sais pas; mais j'avais tellement le trac, je n'étais pas paralysée par la peur mais par l’excitation d’être là, avec ce qui se passait, d'être le témoin de ce moment historique.

Suivez-vous le travail de l’ONU depuis?

Je le suis quand c'est possible. C'est un monde tellement différent maintenant. Le monde est devenu petit. Je parle de San Francisco qui fait 11 kilomètres sur 11 kilomètres. Eh bien le monde aujourd'hui est pratiquement de cette taille, avec les médias sociaux, avec les Jets. Il n'y avait rien de tout cela il ya 70 ans

(Mise en perspective: Florence Westergard avec extraits sonores de Ellen Magnin Newman, ancienne traductice; son tiré d’une vidéo par Grace Barrett de UNTV)

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13/12/2017
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