Mali : mettre en œuvre l'Accord pour la paix et la réconciliation

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Le Conseil de sécurité des Nations Unies (Photo : ONU)

Le Conseil de sécurité a examiné ce matin la situation au Mali sur fond de renouvellement du mandat de la MINUSMA, la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation dans le pays.

Les quinze ont entendu Mongi Hamdi. Le Représentant spécial des Nations Unies et chef de la MINUSMA, n'a pas caché l'importance des défis opérationnels et la fragilité de la situation sécuritaire, en particulier dans le nord du pays. Il a aussi évoqué les forts mouvements de population qui en ont résulté. Pour autant, il s'est félicité du parachèvement survenu samedi dernier, 20 juin, du processus de signature de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Il a insisté sur la mise en œuvre de cet Accord.

« C’est un compromis politique, institutionnel, sécuritaire, humanitaire et de développement qui permettra aux Maliennes et Maliens de refonder leur nation sur des bases solides. Certes cet Accord n’est pas la paix car celle-ci ne se décrète pas, mais il établit les conditions pour la construire et trace le chemin le plus sûr pour y parvenir », a déclaré le Représentant spécial.

Mongi Hamdi a reconnu que l'Accord ne signifie pas qu'il y a une réconciliation entre les diverses communautés maliennes, mais il propose des bases qui contribueront à la refondation du Mali. Le diplomate tunisien a souligné que les défis à venir restent nombreux, car reconstruire est plus difficile que détruire. Cependant, il s'est dit convaincu de la bonne volonté de la majorité des femmes, des hommes et de la jeunesse de toutes les régions du Mali avec qui il échange quotidiennement.

Le Représentant spécial a estimé qu'aujourd’hui, il y a un Accord global et inclusif, c’est-à-dire signé par routes les parties au conflit : le Gouvernement, la Coordination des Mouvements de l’Azawad et la Plateforme. Cet Accord a été négocié en moins d’une année, s'est-il plu à rappeler, avec le concours de la Médiation internationale et sous l’égide de l’Algérie.

Selon Mongi Hamdi, les populations du Mall et particulièrement celles des régions du nord ne demandent qu’une chose : la sécurité et le retour des services sociaux de base, particulièrement la santé et l’éducation. Aussi, pour y arriver, il faut que s’instaure entre les Maliens un véritable dialogue continu et animé d’un esprit de compromis ayant ses assises dans la confiance et le respect mutuel. A cet égard, je salue l’intégration par le Gouvernement de l’Accord de paix dans son programme de politique générale présenté il y a deux semaines à l’Assemblée Nationale.

C'est pourquoi, selon le Représentant spécial, les semaines et les mois à venir vont être critiques. Il faut impérativement commencer à entreprendre des actions concrètes afin que les populations maliennes puissent voir et ressentir les dividendes de la paix. Sur ce, je lance un vif appel à la communauté internationale et aux institutions financières sur la nécessité de commencer à financer le plus rapidement possible la mise en oeuvre de l’Accord de paix.

(Extrait sonore : Mongi Hamdi, Représentant spécial des Nations Unies et chef de la MINUSMA)

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23/10/2017
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