Les volontaires sont essentiels pour la réussite du nouveau programme de développement, selon l’ONU

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Joseph Agbor Effim, camerounais et volontaire des Nations Unies à la MINUSMA.

Les volontaires jouent un rôle primordial pour rendre les gouvernements du monde entier plus responsables et plus réactifs face à leurs citoyens, selon un nouveau rapport du programme des Volontaires des Nations Unies (VNU) publié vendredi.

Le Rapport sur la situation du volontariat dans le monde 2015 est la première étude conduite à l’échelle mondiale qui traite de la contribution des volontaires pour une meilleure gouvernance.

Sur base de recherches menées au Brésil, au Kenya, au Liban ou au Bangladesh, le rapport montre comment des femmes et des hommes se portent volontaires en donnant de leur temps, de leur énergie et de leurs compétences pour améliorer la façon dont ils sont gouvernés aux niveaux local, national et global.

Les volontaires travaillent en collaboration avec les gouvernements et la société civile afin de demander aux détenteurs du pouvoir de rendre des comptes, et afin d’influencer les lois et les politiques et pour représenter celles et ceux qui sont souvent laissés pour compte des décisions prises en matiére de développement.

« En mettant en place des espaces dans lesquels les gens peuvent donner de leur temps pour se porter volontaire, il est possible d’utiliser leurs savoirs et savoir-faire pour le bien commun dans le domaine de la gouvernance », explique le Coordonnateur exécutif du programme VNU, Richard Dictus. « Le changement se produira avec un plus grand engagement civique, qui élargira le nombre de personnes qui portent leur voix, qui peuvent participer et qui peuvent demander des comptes aux décideurs et gouvernants. »

Plus d’un milliard de personnes se portent volontaires chaque année. La majorité d’entre elles le fait dans leur propre pays. Beaucoup sont au premier plan des efforts pour améliorer la façon dont ils, et leurs concitoyens sont gouvernés.

Joseph Agbor Effim est volontaire à la MINUSMA, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali,depuis 2014. Il explique au micro de Jérome Bernard comment cette expérience de volontaire l’a changé mais aussi comment son travail en tant qu’officer des affaires judiciaires pour la MINUSMA  a eu un impact sur les gens du Mali. Joseph Agbor Effim dirige notamment des séances de travail avec les différents interlocuteurs, et  factions rebelles; il examine aussi les violations du droit et le traitement des détenus dans tous les établissements de détention (police, gendarmerie, factions rebelles). Pour lui son travail principal est de s’assurer que les droits sont respectés en conformité avec le droit international et le droit des droits de l’homme.

(Interview Joseph Agbor Effim , Volontaire à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali. Propos recueillis par Jérôme Bernard)

 

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20/10/2017
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