Ebola : « il ne faut pas baisser les bras » selon Ban Ki-moon

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(Photo: MINUAUCE/ Simon Ruf)

Malgré les progrès au Libéria, qui est « libre d'Ebola » depuis le 9 mai de cette année, en Sierra Leone et en Guinée « la partie n'est pas encore gagnée », a déclaré le Secrétaire générale des Nations Unies lors d'une séance informelle de l'Assemblée générale ce mardi concernant la crise de santé publique créée par l'épidémie à virus Ebola .

Ban Ki-moon a souligné que l'ONU et ses partenaires soutiennent les efforts que font ces pays, sous la direction du Président Koroma et du Président Condé, pour réduire – et maintenir – à zéro le nombre de cas.

 

Le Représentant spécial par intérim et Chef de la Mission des Nations Unies pour l'action d'urgence contre l'Ebola (MINUAUCE), Peter Graaf, est également intervenu, précisant entre autre que la Guinée avait de nouveaux cas dans 4 préfectures qui ne sont pas associés aux listes de contacts et qu'il était pour autant difficile d'en déterminer les origines. Signalant aussi que des communautés résistaient encore et parfois violemment aux mesures sanitaires ainsi qu'aux travailleurs humanitaires, Peter Graaf a appelé à faire plus d'effort pour faire en sorte qu'ils soient mieux recus.

Selon le Secrétaire générale de l'ONU « nous sommes dans la dernière ligne droite » .

« Ce qui va se passer maintenant est critique. Après avoir fait tant de progrès et avoir tellement investi, nous ne pouvons pas baisser les bras avant que l'épidémie ait été complètement jugulée, d'autant que la saison des pluies rendra les interventions plus difficiles », a affirmé Ban Ki-moon, pour qui il est crucial que l'OMS et tous les autres intervenants restent présents et que le Programme alimentaire mondiale (PAM) continue de fournir moyens de transport et soutien logistique.

 

Enfin le chef de l'ONU a souligné que les organismes des Nations Unies auront besoin de ressources considérables pour couvrir la courte distance qui nous sépare encore du but et pour appuyer les programmes de relèvement rapide, et son Envoyé spécial continuait de mobiliser des ressources pour combler les déficits.

(Extrait sonore : Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies)

 

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23/10/2017
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