Conseil des droits de l'homme : Ben Emmerson dénonce des crimes de Daech commis à une « échelle industrielle »

Écouter /

Des Iraquiens déplacés dans le Gouvernorat d'Anbar. Photo : ONU Iraq

Au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, le Rapporteur spécial sur la protection des droits de l'homme dans le contexte de la lutte contre le terrorisme a dénoncé les crimes sont commis «  à une échelle industrielle » par Daech. Selon Ben Emmerson, ces exactions perpétrées par « l'État islamique en Iraq et au levant» (EIIL) représentent un affront à toute la communauté internationale.  L'Expert indépendant de l'ONU a ainsi dressé un bilan extrêmement sombre des crimes commis par l'EIIL  qui contrôle désormais près de 8 millions de personnes en Iraq et en Syrie. Dans ces conditions, Ben Emmerson a exhorté le Conseil de sécurité à prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils.

 

Le Rapporteur spécial  sur la promotion et la protection des droits de l'homme dans le contexte de la lutte contre le terrorisme dénonce les crimes de Daech. Des crimes commis «  à une échelle industrielle » en Syrie et en Iraq. Devant le Conseil des droits de l'homme, Ben Emmerson a qualifié les violations perpétrées par « l'État islamique en Iraq et au levant»  de génocide, de crimes contre l'humanité et des violations graves des droits humains. Il s'est fait l'écho des différentes commissions ou entités onusiennes ayant eu à se pencher sur cette question et qui ont rapporté des massacres contre certaines minorités comme les Yezidis.  Plus de 700 personnes auraient été tuées dans de telles circonstances. D'autres preuves démontrent des conversions forcées, des exécutions sommaires, des violences sexuelles, des détentions arbitraires d'enfants alors que d'autres civils sont mutilés ou décapités.

Selon l'Expert indépendant, ces crimes commis «  à une échelle industrielle » représentent un affront pour toute la communauté internationale. Une façon pour Ben Emmerson d'exhorter le Conseil de sécurité à prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils.  Selon lui, les cinq Etats membres permanents du Conseil de sécurité devraient de renoncer collectivement à leur droit de veto en cas de crime de masse.

Alpha Diallo, Genève, pour la Radio des Nations Unies

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
08/12/2017
Loading the player ...