Burundi : la solution à la crise est entre les mains des Burundais, selon Adama Dieng

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Adama Dieng, Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la prévention du génocide (Photo ONU /C.Silveiro)

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et le Conseil de sécurité ont exprimé leur préoccupation jeudi concernant le risque que la violence s'aggrave davantage au Burundi et ont réitéré leur appel au calme et à la retenue, exhortant les parties burundaises à poursuivre les efforts de médiation menés par la communauté internationale.

Avant de publier cette déclaration le Conseil avait entendu le Conseiller Spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la prévention du génocide, Adama Dieng, rendre compte de sa visite de deux jours au Burundi.

Dans une interview à la Radio des Nations Unies Adama Dieng partage son message devant les quinze, qui consistait notamment à les exhorter à mettre tous mettre en œuvre pour prévenir l'escalade de la violence et des tensions dans le pays, notamment en encourageant avant tout les efforts de médiations de Said Djinnit, qui a le soutien de la communauté internationale, ainsi que les efforts de la sous région et notamment de la Communauté des États de l'Afrique de l'Est (EAC).

«Ce qui est important c'est que les Burundais comprennent que la solution est entre leurs mains et que la communauté internationale ne peut que les accompagné dans ce processus » a souligné Adama Dieng.

Pour le Conseiller spécial les parties burundaises doivent se saisir de la chance accordée par la recommandation de la EAC de repousser les élections de 45 jours afin de trouver un issue à la crise.

Pour Adama Dieng il est essentiel que les parties burundaises mettent les intérêts des population burundaises au-dessus de tout et surtout de leurs intérêts personnels.

Lors de sa visite dans le pays en fin mai, Adama Dieng avait rencontré toutes les parties burundaises y cmpris lasociete civile et prévenu que les responsables de graves violations des droits et atrocités criminelles répondront de leurs actes devant les instances judiciaires nationales et / ou internationales compétentes, y compris, le cas échéant, devant la Cour pénale internationale, comme l’a souligné Fatou Bensouda, la Procureure de la Cour pénale internationale (CPI), dans sa déclaration du 8 mai 2015 sur le Burundi.

 

(Interview : Adama Dieng, Conseiller Spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la prévention du génocide ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

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23/10/2017
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