Au Turkménistan, Ban Ki-moon affirme qu’il ne peut y avoir de développement sans respect des droits de l’homme

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Le Secrétaire général, Ban Ki-moon, et le recteur de l’Université internationale pour les sciences humaines et le développement, Esen Aydogdiyev, à Ashgabat, au Turkmenistan. Photo: ONU/Rick Bajornas

Le Secrétaire général, Ban Ki-moon, a achevé, samedi, son déplacement en Asie centrale avec une visite au Turkménistan, au cours de laquelle il a souligné que la recherche du développement doit s’accompagner d’un engagement fort en faveur des droits humains.

Dans un discours prononcé à l’Université internationales de sciences humaines et du développement à Achgabat, la capitale turkmène, le Secrétaire général a exprimé son inquiétude face à la « détérioration de certains aspects des droits de l’homme » et au « rétrécissement de l’espace démocratique » en Asie centrale. La restriction des libertés, a-t-il averti, peut créer « une illusion de stabilité à court terme », mais constitue en définitive « un terreau pour les idéologies extrémistes ».

Pour Ban Ki-moon, il n’y a pas de paix sans développement. Pas de développement sans paix. Et aucun des deux n’est possible sans le respect des droits de l’homme.

« Partout dans le monde, a-t-il affirmé, la meilleure façon de faire face aux menaces n’est pas par plus de répression, mais par plus d’ouverture, plus de droits humains. La route vers un avenir stable passe par le renforcement de l’état de droit, par la lutte contre la corruption, par la garanti d’un pouvoir judiciaire indépendant, par le respect de la liberté des médias, par la construction de sociétés justes, et par l’autonomisation des citoyens », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général a en revanche salué l’adoption, par le Turkménistan, d’une stratégie nationale sur les changements climatiques et l’intention déclarée du gouvernement d’approuver rapidement un plan d’action pour mettre en œuvre une économie verte.

Dans une région marquée par des problèmes liés à l’eau, au climat et à l’environnement, Ban Ki-moon a aussi salué les efforts déployés par les autorités turkmènes pour coopérer avec les Etats voisins afin de trouver des solutions durables et pacifiques au changement climatique et au besoin croissant de développement durable.

Lors d’une conférence de presse à laquelle il a participé plus tard dans la journée aux côtés du Président turkmène Gurbanguly Berdimuhamedov, Ban Ki-moon a en outre salué la décision du gouvernement turkmène de créer un Bureau de l’Ombudsman pour protéger et promouvoir les droits humains dans le pays.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

 

 

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19/10/2017
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