Yémen : le Conseil de sécurité appelle le Secrétaire général à organiser une conférence pour résoudre le conflit

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De la fumée s'élève au-dessus de la capitale yéménite, Sanaa, après une série de frappes aériennes, début mai 2015. Photo : Almigdad Mojalli / IRIN

Alors qu’une trêve humanitaire a commencé mardi 12 mai au Yémen, le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé le Secrétaire général de l’Organisation, Ban Ki-moon, à organiser une conférence réunissant toutes les parties prenantes yéménites afin de trouver une solution politique au conflit. Dans une déclaration à la presse publiée mardi soir, les membres du Conseil ont souligné que ce dialogue politique sous l’égide de l’ONU doit être « un processus mené par les Yéménites ».

Le Conseil de sécurité a appelé « toutes les parties prenantes yéménites à participer à ces discussions sous l’égide des Nations Unies et à s’impliquer sans conditions préalables et de bonne foi, y compris en résolvant leurs différends à travers le dialogue et les consultations, en rejetant la violence pour arriver à des objectifs politiques, et en évitant les provocations et les actions unilatérales qui fragilisent la transition politique ».

Le Conseil de sécurité, ainsi que la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires, Valerie Amos, se sont félicités du début, mardi, d’une trêve humanitaire de cinq jours et ont appelé toutes les parties à la respecter.

Cette trêve « devrait permettre aux agences humanitaires et à leurs partenaires d’accroître la livraison de l’assistance humanitaire dont les gens ont désespérément besoin », a dit Mme Amos dans une déclaration à la presse publiée mardi soir.

La chef de l’humanitaire de l’ONU a rappelé le rôle de coordination des Nations Unies pour les crises humanitaires et a demandé que l’assistance au Yémen passe par les canaux onusiens existants. « Il est crucial que l’assistance humanitaire ne soit pas politisée », a-t-elle ajouté.

Selon le Conseil de sécurité, cette trêve ne pourra être un succès que si « toutes les parties suspendent de manière transparente et fiable leurs opérations militaires ». Les membres du Conseil ont appelé les belligérants à autoriser et à faciliter la livraison de l’aide à la population civile.

Le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a indiqué pour sa part que l’Envoyé spécial pour le Yémen, Ismail Ould Cheikh Ahmed, était actuellement dans le pays pour soutenir les efforts des agences humanitaires des Nations Unies et pour s’assurer que la trêve est respectée.

« L’Envoyé spécial consultera toutes les entités et groupes politiques, y compris la société civile et des représentants des femmes et de la jeunesse, afin d’examiner comment reprendre les pourparlers politiques sous l’égide de l’ONU dès que possible », a dit le porte-parole dans une note à la presse.

De son côté, la Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a déploré mercredi la mort d’un présentateur de télévision yéménite et de trois de ses collègues à Sanaa.

Le journaliste et présentateur Mohammed Rajah Shamsan et trois autres employés de la chaîne de télévision par satellite Yemen Today, Monir Aklan, Hazzam Mohamed Zeid et Amin Yehia, sont morts dans une explosion qui a frappé le bâtiment de la chaîne à Sanaa le 20 avril.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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23/10/2017
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