Voix de femme : préserver la culture ancestrale des Touaregs

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ouverture de la 14eme session du forum permanent des peuples indigenes. Photo/ONU Loey Felipe

Lors du dernier Forum des peuples autochtones qui s'est tenu à New York récemment, des membres de la communauté Touareg ont tenu à s'exprimer pendant les débats. Les Touaregs font partie de la grande famille des peuples Amazigh, qui représente près de 30 millions de personnes éparpillées entre l'Afrique du Nord et une partie de l'Afrique de l'Ouest. Cette communauté ancienne tente de préserver sa culture et ses coutumes qui datent d'avant l'islamisation et la christianisation de cette partie de l'Afrique.

Selon Saoudata Aboubacrine, coordinatrice du réseau Tin Hinane, du nom d'une ancienne reine Touareg, la communauté est souvent stigmatisée.

Saoudata Aboubacrine estime que les Touaregs n'ont pas de réelle présence politique, et que leur voix est rarement entendue. Elle est convaincue que le mode de vie nomade est menacé.

A l’approche de l’adoption d’un programme de développement pour l’après-2015, la sécurité et la prospérité des peuples autochtones de la planète sont plus que jamais à l’ordre du jour, a déclaré le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson.

« Le bien-être futur des peuples autochtones dans le monde est un élément primordial de cette année charnière », a déclaré Jan Eliasson dans une allocution prononcée à l’ouverture de la quatorzième session de l’Instance permanente de l’ONU sur les questions autochtones, au siège de l’Organisation à New York. « Il est maintenant temps pour les peuples autochtones d’être à l’avant-garde d’un programme de transformation qui ne laisse personne de côté ». Le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson a aussi indiqué que les Etats membres ont réaffirmé leur soutien à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et ont convenu d’un ensemble d’objectifs et d’engagements sur la santé, l’éducation, la terre et les moyens de subsistance, tout en acceptant de prendre en compte la question de la participation des peuples autochtones à l’ONU.

Enfin Jan Eliasson, a ajouté que la Déclaration des Nations Unies reconnait les droits des peuples autochtones à la santé, l’éducation, l’eau potable et l’assainissement, mais d’une manière qui soit « culturellement appropriée ».

(Propos de Saoudata Aboubacrine, coordinatrice du réseau Tin Hinane, recueillis par Tsigué Shiferaw)

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13/12/2017
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