Soudan du sud : Le Conseil de sécurité prêt à imposer des sanctions aux violateurs du cessez-le-feu

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Des femmes transportent de la nourriture livrée par hélicoptère en février 2015 à Kiech Kon, dans l'Etat du Haut-Nil, au Soudan du Sud. Photo UNICEF/Mike Pflanz

Le Conseil de sécurité a condamné dans les termes les plus forts l’escalade de la violence et les violations du cessez-le-feu au Soudan du Sud, et s'est dit prêt à imposer des sanctions à ceux qui menacent le processus de paix dans le pays.

Dans une déclaration à la presse rendue publique dimanche soir, les Quinze ont notamment condamné la violence qui s’est répandue dans l’État d’Unité suite à la récente offensive du gouvernement du Soudan du Sud dans la zone, violence qui a entraîné le déplacement de plus de 100.000 civils et la suspension de presque toutes les activités humanitaires.

Ils ont aussi condamné l’attaque de grande envergure lancée le 15 mai par l’Armée/Mouvement populaire de libération du Soudan dans l’opposition sur la ville de Malakal, dans l’Etat du Haut-Nil. Ils ont aussi exprimé leur vive préoccupation face aux importants déplacements de population provoqués par ces violences, et qui ne font qu’aggraver la grave crise humanitaire que traverse le pays.

Les autorités du Soudan du sud et l’Armée/Mouvement populaire de libération du Soudan dans l’opposition avaient signé un cessez-le-feu le 23 janvier.

Le Conseil de sécurité a appelé toutes les parties à trouver une solution politique pour mettre fin au conflit. Il a aussi renouvelé son appel aux parties prenantes pour qu’elles garantissent un « accès complet, sûr et sans entraves » au personnel humanitaire.

Les Quinze ont par ailleurs exigé des parties qu’elles mettent fin à tout « harcèlement et intimidation » à l’encontre de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

 

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14/12/2017
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