RCA: le Haut-Commissariat nie vouloir étouffer l’affaire des allégations sexuelles

Écouter /

Des personnes déplacées en République centrafricaine. Photo: OCHA/G. Cortes

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme juge « blessant » d’insinuer qu'il a voulu étouffer les allégations d’abus sexuels sur des enfants par des soldats français en Centrafrique. Lors d'une conférence de presse ce vendredi à Genève, le porte-parole Rupert Colville a indiqué que toute « assertion » affirmant que le Haut-Commissaire Zeid « aurait essayé de couvrir des abus sexuels sur des enfants est franchement offensante ». Mais du côté des équipes onusiennes chargées de l'enfance, l'urgence est la protection des victimes.

 

A ce stade, l'enjeu fondamental pour le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme sur ces allégations d’atteintes sexuelles sur des enfants par des militaires français en Centrafrique, est la protection des victimes.  Selon le porte-parole Rupert Colville, les victimes et les témoins sont très vulnérables à des représailles. Les services du Haut-Commissaire Zeid sont donc préoccupés par le fait que des copies ont été transmises récemment avec les noms des enfants. Il a dénoncé le fait qu’au moins une victime a été contactée à plusieurs reprises par des médias et a demandé que les noms ne soient plus communiqués. Dans ces conditions, l'UNICEF renforce son dispositif de protection en Centrafrique.

Christophe Boulierac, porte-parole de l'UNICEF :

« A partir du moment où on nous a demandé de participer à ces entretiens, nous avons augmenté notre suivi des violations contre les enfants et nous avons notamment augmenté nos activités à travers nos partenaires, toujours dans les camps de déplacés.

Juste pour vous donner une idée, en 2014, on nous a reportés en République centrafricaine deux-milles cas de violence basée sur le sexe et ce qui inclut la violence sexuelle. »

Selon l'UNICEF, ces enfants interrogés par les équipes de l’ONU en mai-juin dernier ont bénéficié immédiatement et régulièrement d’un soutien psychosocial et médical. Au cours de ce point de presse, le porte-parole de l'ONU à Genève, Ahmad Fawzi a rappelé que les Nations unies adoptent une «politique de tolérance zéro» à l'égard des auteurs de violences sexuelles.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève ; avec un extrait sonore de Christophe Boulierac, porte-parole de l'UNICEF)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
20/10/2017
Loading the player ...