ONU : devant les quinze, l'Union européenne appelle à agir ensemble face au phénomène des migrations en Méditerranée

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Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité

Le Conseil de sécurité des Nations Unies s'est réuni lundi matin, à New York, pour discuter de la coopération entre l'ONU et les organisations régionales et sous-régionales aux fins du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Les quinze ont mis l’accent sur la situation des migrants en Méditerranée.

Selon le Représentant spécial de l'ONU pour les migrations internationales, depuis le début de l'année 1.800 migrants sont morts noyés en Méditerranée, soit vingt fois de plus que pour la même période en 2014, et ce chiffre pourrait s'élever à dix ou vingt mille morts d'ici l'automne si le rythme actuel continue.

Peter Sutherlan, a souligné que les priorités étaient d'abord de sauver des vies, de mener des opérations efficaces contre les trafiquants, de trouver des options viables pour les migrants et de manifester plus de solidarité envers les pays en conflit.

Ces priorités sont désormais largement partagées par l'Union européenne (UE), qui est venue porter un message d'action à double priorité devant les quinze.

« L'Union européenne est enfin prête à prendre ses responsabilités… sauver des vies, accueillir les refugies, s'attaquer aux causes profondes de ce phénomène, et démonter les organisations criminelles », a affirmé la Haut Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Moguerini.

Selon elle ces défis devraient être affrontés avec un partenariat étroit avec les organisations régionales et internationales telles l'Union africaine et le Conseil de sécurité.

Aussi l'UE prône une approche globale qui tienne compte de tous les aspects lies a la question : la situation humanitaire immédiate, la situation sécuritaire ainsi que les causes profondes dans les pays d'origine et de transit y compris combattre la pauvreté, l'accès inéquitable aux ressources naturelles ou financières les conflits et les crises et les violations des droits humains.

Également présente à la réunion, l'Union africaine (UA) a souligné que les africains sont les premières victimes de cette situation en méditerranée. L'Organisation prône aussi une approche globale et coordonnées, qui s'attaque aux « causes réelles » de ces migrations, à l'instar des raisons économiques, le changement climatique, et les conflits.

« Quand nous n'avons pas été ensemble pour trouver une solution à la situation libyenne nous avons eu le chao que nous avons aujourd'hui et qui est très difficile à gérer » a déclaré le Représentant de l'UA devant les Nations Unies Tete Antonio.

Selon lui il faut donc que la solution implique les pays d'origine, de transit et de destination des migrants, et qu'elle aborde le developppement ainsi que la prévention des conflits.

(Extraits sonores : Federica Mogherini, Haut Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité; Tete Antonio, le Représentant de l'UA auprès des Nations Unies; propos recueillis par Eleuterio Guevane)

 

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19/10/2017
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