ONU : 35 ans après, les disparitions forcées restent d’actualité

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Image: HCDH

Le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires a entamé les travaux de sa 106ème session à Genève cette semaine.

Créé en février 1980 par la Commission des droits de l'homme, ce Groupe a pour objectif essentiel d'aider les familles des personnes disparues à découvrir ce qui est arrivé à la personne disparue et l'endroit où elle se trouve.

Le Groupe s'occupe des nombreux cas individuels de violation des droits de l'homme qui lui sont signalés sur une base purement humanitaire, que les gouvernements aient ratifié ou non les instruments juridiques en vigueur prévoyant une procédure pour le dépôt de plaintes individuelles.

Dans ce rôle, le Groupe de travail sert essentiellement de contact entre la famille des personnes disparues et les gouvernements et, jusqu'à présent, il a réussi à maintenir le dialogue avec la majorité des gouvernements intéressés en vue d'élucider les cas de disparition.

Il a notamment été créé en réponse aux demandes des mères de la place de mai, en Argentine.

Depuis la création du Groupe il y a eu d'importantes avancées dans cette question y compris de l'élaboration d'instruments normatifs ainsi que de la reconnaissance de crime au sein de la Cour pénale internationale (CPI).

Aujourd'hui, 35 ans après la création du Groupe, le problème des disparitions forcées persiste, et ce à l’échelle mondiale. Le Groupe de travail compte 43.000 affaires en cours dans près de 98 pays. Les conflits armés, la lutte contre le terrorisme et le crime organisé sont des principaux facteurs contribuant au phénomène.

(Interview : Bernard Duhaime membre du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires; propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

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15/12/2017
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