Nigéria : le retour à l'éducation des jeunes rescapées est primordial pour le FNUAP

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Les enfants souffrent des conditions difficiles pour cause de conflit au nord du Nigeria Photo ONU

Au Nigéria se sont plus de 700 personnes qui ont été libérées des mains du groupe Boko Haram, le 29 avril dernier, parmi elles près de 300 jeunes filles et femmes. Selon le Fond des Nations-Unies pour la population (le FNUAP), bon nombre de ces jeunes femmes sont enceintes, et nécessitent des besoins médicaux spécifiques. Le FNUAP s'assure aussi à que ces jeunes filles et femmes retrouvent un cadre scolaire, afin de poursuivre leur éducation et leur réintégration au sein de leurs communautés, tout en recevant un soutien psychologique.

Babatunde Osotimehin directeur exécutif du FNUAP, a indiqué, lors d'une visite au Nigéria qu'il était capital pour les rescapées de retrouver leur cadre social et d'être réhabilitées, ajoutant qu'à mesure que les opérations militaires se poursuivent, les besoins du FNUAP seront requis.

Pour rappel, depuis les attaques ciblées de Boko Haram contre des établissements scolaires et des enfants, plusieurs centaines de milliers d'entre eux ont dû quitter leurs foyers, dépourvus du droit à une vie décente. Selon le Fond des Nations-Unies pour l'enfance (Unicef) plus de 300 écoles ont été détruites ou endommagées et au moins 196 enseignants et 314 élèves ont été tués à la fin de l'année 2014, lors de combats entre le groupe islamiste et l'armée nigériane.

Quant au bureau des affaires humanitaires (OCHA) il signale dans son dernier bulletin que plus de trois millions de personnes ont un besoin urgent d'aide alimentaire dans le nord-est du Nigéria. De plus, toujours selon OCHA, le nombre de déplacés internes a augmenté de 300 00.

(Propos de Babatunde Osotimehin, directeur exécutif du FNUAP, recueillis par Oluseyi Soremekun; mise en perspective de Tsigué Shiferaw)

 

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23/10/2017
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