Mali : plus de 57.000 civils fuient les violences à Gao et Tombouctou

Écouter /

Des Casques bleus à Ansongo, au Mali. Photo : MINUSMA / M. Dormino

Au Mali, le regain de violence dans les provinces de Gao, Tombouctou et Mopti ont contraint 57.000 personnes à abandonner leur foyer ces deux dernières semaines, selon des chiffres publiés ce vendredi par le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés. Cette détérioration de la situation sécuritaire intervient deux semaines après la signature  le 15 mai dernier à Alger d'un accord de paix entre le gouvernement malien et plusieurs mouvements armés de la rébellion à dominante touareg.

Selon le HCR, la région de Tombouctou reste la plus touchée par ces mouvements de populations. Ces derniers jours, des attaques armées ont forcé plus de 53.000 personnes à fuir leurs foyers. Les assaillants auraient pillé des maisons et des entreprises et volé du bétail.

Les personnes déplacées ont cherché refuge dans des zones plus peuplées dans le sud du fleuve Niger, où ils séjournent dans des abris temporaires ou dans des familles d’accueil.

Les personnes déplacées ont un besoin urgent d’assistance pour accéder à l’eau, la nourriture, des abris, des articles non alimentaires et des soins de santé.

Les agences humanitaires de l'ONU redoutent déjà que ces combats dans le nord du Mali réduisent considérablement l'espace humanitaire, déjà limité, et entravent l’assistance humanitaire vitale pour de nombreuses personnes très vulnérables.

Ces derniers 57.000 nouveaux déplacés au Nord portent à 100.000 le nombres de déplacés internes au Mali.

(Extrait sonore : William Spindler, porte-parole du HCR ; Propos recueillis par Alpha Diallo)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
23/10/2017
Loading the player ...