L’ONU publie un nouveau guide sur la santé mentale dans les situations d’urgence humanitaire

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Une équipe mobile de santé mentale traite des patients vivant dans des abris de fortune à Chapagaun, au Népal. Photo OMS/A. Bhatiasevi

Alors que les personnes souffrant de troubles mentaux suites à des situations d’urgence humanitaire ont rarement accès à du personnel soignant spécialisé formé pour évaluer et prendre en charge leurs affections, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ont publié mardi un guide pour aider les agents de santé non spécialisés à mieux déterminer, évaluer et prendre en charge les besoins en santé mentale.

Environ 80 millions de personnes dans le monde subissent actuellement les conséquences résultant de catastrophes naturelles et de conflits armés, a déclaré l’OMS dans un communiqué de presse, estimant que 5 à 10% de ces personnes souffrent d’une affection mentale, comme la dépression, imputable à la situation d’urgence.

Ce nouveau guide, fournit des recommandations pratiques pour la prise en charge des affections mentales, neurologiques ou liées à la consommation de substances psychoactives. Il inclut notamment des modules d’évaluation et de prise en charge d’affections comme le stress aigu, le deuil, les troubles dépressifs modérés à sévères, l’état de stress post-traumatique, l’épilepsie et l’usage nocif de l’alcool et des drogues.

Selon le guide, la plupart des personnes, adultes et enfants, font l’expérience du deuil et d’un état de stress aigu, parfois ces situations peuvent également déclencher d’autres problèmes, comme les troubles dépressifs, l’état de stress post-traumatique ou des troubles prolongés liés au deuil pouvant sérieusement compromettre l’aptitude du sujet à mener ses activités quotidiennes. Les personnes présentant des troubles sévères préexistants, comme une psychose, une incapacité intellectuelle ou une épilepsie, sont encore plus vulnérables.

Ce nouveau guide sera notamment utilisé en Syrie, où quatre années de conflit ont déplacé plus de 7,6 millions de personnes à l’intérieur du pays et conduit 4 autres millions à chercher refuge dans les pays voisins. L’OMS a commencé à former des agents de santé syriens non spécialisés en 2012. Depuis , plus de 500 ont été formés. Ce document aidera à accélérer et à étendre l’accès aux soins de santé mentale en Syrie et dans les autres situations d’urgence.

(Mise en perspective Tsigué Shiferaw)

Classé sous L'info, Santé.
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13/12/2017
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