Le Conseil de sécurité examine la menace des combattants terroristes étrangers

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Le Conseil de sécurité s'est réuni pour la pour la première fois au niveau des Ministres de l’Intérieur, ce vendredi, pour examiner le premier rapport sur le suivi de la Résolution S2178/ 2014 et évaluer la menace « croissante et aiguë » des combattants terroristes étrangers (CTE).

Selon le discours liminaire du Secrétaire général des Nations Unies ce phénomène a augmenté de 70% entre juin 2014 et mars 2015. Au moins 25.000 CTE de 100 pays se sont rendus en Afghanistan, en Iraq, en Libye et en Syrie.

Ban Ki-moon a estimé qu' aucun État ne peut combattre ce phénomène seul et a appelé à renforcer la coopération et l'échange d'information mais aussi à agir en respectant le droit international et les droits humains.

Le Comité contre le terrorisme du Conseil de sécurité (CTED) a identifié une première liste 67 États membres les plus touchés par des combattants terroristes étrangères.

Ce premier rapport du CTED passe en revue la mise en œuvre de la résolution 2178 par 21 États parmi les 67 identifiés.

Il fait état de lacunes, signalant notamment que seuls 5 des 21 États examinés n'ont introduit une législation pour criminaliser les actes préparatoires ou accessoires menés dans un État dans le but de commettre des actes terroristes en dehors du territoire de cet État, et que seuls 5 des 21 États interrogés dans le rapport exigent les informations de passagers ou la liste des passagers au préalable.

Le rapport signale néanmoins des avancées dont la mise en place de législation interdisant l’incitation à commettre des actes terrroristes et la capacité d’utiliser les mécanismes existant pour perturber les réseaux financiers qui financent les terroristes et de les traduire en justice.

Aussi le rapport du Comité contre le terrorisme a trouvé des mesures prioritaires qui doivent être prises pour empêcher le mouvement de combattants terroristes étrangers, notamment : l’échange centralisé et coordonné de l’information de l’application des lois au niveau national; le décloisonnement des services de maintien de l'ordre; et la mise en place d’un système d’alerte opérationnel 24hr/24 qui permette aux agents de première ligne, y compris les fonctionnaires de l’immigration et les autorités douanières, de partager des informations de façon immédiate.

(Extrait sonore : Raïmunda Murmokaïté, Représentante permanente de la Lituanie auprès de Nations Unies et actuelle Présidente du Comité contre le terrorisme du Conseil de sécurité)

 

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20/10/2017
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