Kosovo : Le dialogue doit être la norme et non pas l'exception

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Le Conseil de sécurité. Photo: ONU/Rick Bajornas

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour le Kosovo, Farid Zarif, a appelé, mardi, devant le Conseil de sécurité, à ce que le dialogue direct entre Belgrade et Pristina devienne la norme et non pas une exception, tout en se félicitant de l'augmentation des contacts directs entre les parties au niveau local.

Le Chef de la Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo a souligné l'importance fondamentale que revêt la capacité de Belgrade et de Pristina, qui ont tous deux à une étape importante dans leur parcours respectif vers l'intégration européenne, à œuvrer ensemble pour surmonter un héritage conflictuel.

Farid Zarif a notamment déploré qu'un des éléments clefs de l'Accord sur l'établissement d'une association de municipalités à majorité serbes reste en suspens. Il a aussi insisté sur la nécessité de résoudre les cas des plus de 1650 personnes toujours portées disparues depuis la fin du conflit.

Le Chef de la MINUK s'est par ailleurs inquiété des incidents qui ont pris pour cible, ce weekend, dans la partie occidentale du Kosovo, des réfugiés qui retournaient chez eux. Il a dénoncé la persistance d’incidents de ce type, avertissant que ceux-ci sapent les efforts de réconciliation et d’intégration.

Farid Zarif a aussi réclamé une enquête transparente sur les affrontements armés meurtriers survenus à Kumanovo, dans l'ex-République yougoslave de Macédoine, les 9 et 10 mai et auxquels ont participé plusieurs personnes originaires du Kosovo.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

 

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18/12/2017
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