Journée mondiale de la liberté de la presse : protéger les droits et la sécurité des journalistes

Écouter /

Photo: UNESCO

En ce 3 mai, Journée mondiale de la liberté de la presse, les Nations Unies saluent la mémoire des membres de la presse qui ont perdu la vie en exerçant leur profession et appellent à redoubler d'efforts pour faire respecter le droit fondamental à la liberté d'expression et la liberté de la presse.

A travers le globe, les journalistes sont attaqués au quotidien en tentant de faire leur travail. Au cours de cette derniere année, 61 journalistes ont été tués. Bien d'autres encore se retrouvent en prison sans mise en accusation ni la moindre perspective d'une procédure régulière, victimes de gouvernements ou d'autres qui interdisent la libre enquête et utilisent le pouvoir de l'État pour intimider la presse.

"Nous devons nous engager à faire en sorte que la sécurité et les droits individuels fondamentaux des journalistes soient protégés, indépendamment des pressions politiques, socioéconomiques ou culturelles qui peuvent menacer, entraver ou brider leur liberté de tenir le monde informé", a affirmé le Secrétaire général des Nations Unies dans un communiqué.

Le thème de la Journée cette année, « Donnons du souffle au journalisme! Vers une meilleure couverture de l'information, l'égalité des genres et la sécurité des médias à l'ère du numérique », souligne l'importance d'une presse libre et pluraliste dans un monde numérique en mutation rapide et constante.

Si la technologie numérique a été exploitée pour répandre des discours de haine ou inciter à la violence, c'est aussi une force au service du bien. Elle rassemble les gens dans une conversation mondiale sur les moyens de bâtir un monde meilleur, notamment en cette année où les dirigeants cherchent à élaborer un programme ambitieux pour promouvoir un développement durable pour les années à venir.

Pourtant les journalistes et les blogueurs qui la pratiquent risquent eux aussi des mesures de rétorsion et des atteintes à leur liberté d'informer.

Pour pouvoir aller de l'avant avec un programme nouveau de développement, affirme Ban Ki-moon, il nous faut comprendre que l'information doit être non seulement universelle, mais encore libre de remettre en cause le statu quo et d'offrir une lueur d'espoir à ceux dont la voix est étouffée par la censure de la corruption, de la violence, de l'intimidation et de la vengeance.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

 

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
15/12/2017
Loading the player ...