Iraq: 85.000 personnes ont fui Ramadi malgré les restrictions de mouvement

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Des déplacés au point de passage du pont de Bzebiz où ils doivent parfois attendre des jours avant d’avoir l’autorisation de se réfugier à Bagdad (photo: UNHCR/G. Ohara).

Près de  85.000 personnes ont fui depuis la mi-mai la ville iraquienne de Ramadi (ouest), tombée aux mains du groupe Etat islamique (EI). Selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), la grande majorité de cette dernière vague de déplacés est restée dans la province d’Al-Anbar. D’autres tentaient aussi de se rendre dans différentes régions de l’Iraq.

Pourtant, le nombre des 85.000 déplacés fuyant les combats à Ramadi pourrait être beaucoup plus important sans les restrictions de mouvement notées sur le terrain. Selon le HCR, tous les déplacés internes iraquiens tentant de fuir la province d’Al-Anbar n'y parviennent pas. Car les autorités exigent que les déplacés souhaitant venir dans la capitale iraquienne prouvent qu’ils connaissent quelqu’un sur place. Face à ces restrictions, le HCR demande donc aux autorités de Bagdad de laisser les déplacés circuler librement.

Sur le terrain, ces déplacés vivent dans des conditions difficiles. Ils manquent d’abris alors que les températures sont déjà très chaudes bien que l’été ne soit pas encore arrivé.

Selon le HCR, les récents déplacements portent à 180.000 le nombre de personnes ayant fui Ramadi depuis début avril.

(Extrait sonore : William Spindler, porte-parole du HCR ; Propos recueillis par Alpha Diallo)

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20/10/2017
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