Voix de femmes: le plaidoyer d’Aminatou Samira pour le Mbororo du Cameroun

Image: AIWO

Aminatou Samira est passée au Siège de l'ONU à New York récemment pour plaider en faveur des femmes autochtones africaines auprès d'ONU-Femmes au nom de l'ONG African indigenous women's organization.

Cette Mbororo de la région de Bamenda du Cameroun souhaite que l'organe de défense des femmes de l'ONU créé une stratégie pour l'acceptation et la reconnaissance des femmes autochtones, car il y existe selon elle un manque de participation des femmes autochtones dans les documents.

Selon l'activiste, les femmes autochtones africaines ont du mal à être reconnues en tant que telles par leurs gouvernements. Ces dernières ne peuvent participer à la vie politique comme elles le devraient.

Aussi, selon Aminatou Samira, ce peuple nomade pastoral est confronté à des problèmes fonciers, car ils sont perçus comme des étrangers dans leurs propres terres parce qu'ils sont peu nombreux.

Mariages forcés, viols, mutilations génitales féminines et manque d'accès à l'éducation sont autant de problèmes qui affligent les femmes Mbororo au Cameroun, affirme Aminatou Samira.

D'après la Représentante de African indigenous women's organization les règles du gouvernement ne prennent pas en compte les modes de vies Mbororo et découragent les parents d'envoyer leurs filles à l'école, à l'instar des règlement publics qui exigent que l'on coupe les cheveux des enfants avant qu'ils aillent à l'école alors que les Mbororo ne coupent pas les cheveux des filles.

Aminatou Samira souhaite que le gouvernement accepte les moeurs Mbororo afin d'encourager les parents à envoyer leurs les filles à l'école.

(Interview: Aminatou Samira, Mbororo de la région de Bamenda du Cameroun, Représentante de African indigenous women's organization; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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23/10/2017
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